George W. Bush à la Knesset israélienne, le 15 mai 2008 © TF1/LCIArrivé mercredi en Israël, George W. Bush a vécu jeudi en début d'après-midi le mot fort de son voyage avec un discours à la Knesset, le Parlement israélien. Avant même de monter à la tribune, alors que le président américain visitait la forteresse de Massada, symbole national de l'esprit de résistance et de sacrifice le texte de son discours avait été diffusé à la presse par la Maison-Blanche.
Sans véritable surprise, il a une nouvelle fois, comme mercredi lors son arrivée, réaffirmé l'alliance "inaltérable" entre les deux pays. "La population d'Israël n'est peut-être que d'un peu plus de 7 millions. Mais quand vous faites face à la terreur et au mal, vous êtes 307 millions parce que l'Amérique est à vos côtés", a-t-il asséné. "En tant que témoins du mal par le passé, nous avons la responsabilité solennelle de prendre ces paroles au sérieux. Les juifs et les Américains ont vu ce qu'il en coûtait d'ignorer les paroles de dirigeants qui épousent la haine, et c'est une erreur que le monde ne doit pas répéter au 21e siècle", a-t-il souligné, en faisant référence à l'époque nazie.
Il a ainsi refusé de transiger avec les organisations radicales. "L'Amérique est à vos côtés quand il s'agit de démanteler les réseaux terroristes et de dénier tout sanctuaire aux extrémistes", a noté le locataire de la Maison-Blanche. Il a notamment dénoncé la vision du monde du mouvement islamiste palestinien Hamas, du Hezbollah libanais et d'Al-Qaïda.
L'Iran en ligne de mire
Egalement dans sa ligne de mire : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, qu'il a accusé de vouloir ramener le Proche-Orient au Moyen Âge, affirmant que permettre à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire serait "trahir de manière impardonnable" les futures générations. Permettre à l'Iran, "le premier soutien mondial du terrorisme, d'entrer en possession de l'arme la plus mortelle au monde, reviendrait à trahir les futures générations de manière impardonnable. Pour le bien de la paix, le monde ne doit pas permettre à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire", a-t-il lancé.
Alors que le processus de paix s'enlise, George W. Bush n'a en revanche évoqué que de manière très générale l'effort entre Israéliens et Palestiniens en envisageant à quoi ressemblerait la région au 120e anniversaire d'Israël, dans 60 ans, et en évoquant l'existence, alors, d'un Etat palestinien démocratique.
Après Israël, George W. Bush gagnera vendredi l'Arabie saoudite et samedi l'Egypte où il doit aussi rencontrer le Premier ministre libanais Fouad Siniora.
Les Palestiniens marquent la "catastrophe" |
Alors qu'Israël fêtait ce jeudi ses 60 ans -l'Etat hébreu est né le 15 mai 1948-, les Palestiniens ont quant à eux manifesté pour marquer l'anniversaire de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour eux la naissance d'Israël sur trois-quarts de la Palestine historique. |
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