
Un an jour pour jour qu'ils ont été enlevés le 29 mai 2007 par des hommes armés au ministère des Finances à Bagdad. Un an qu'ils sont sans nouvelle, sauf deux vidéos. Les proches de cinq Britanniques retenus en otages en Irak appellent à leur libération et disent leur détresse dans une interview diffusée par la BBC jeudi.
"Il nous manque beaucoup. Vous savez, cela fait 12 mois (...) rendez-le nous, laissez-le rejoindre sa famille. Il nous manque vraiment, il n'y a pas un jour ou minute (...) sans que nous pensions à Jason. Nous voulons qu'il revienne chez lui", a plaidé Lisette, la soeur d'un otage. Le père d'Alec a quant à lui expliqué qu'il était forcé "de croire que l'issue serait heureuse" et s'est dit persuadé d'une future libération des hommes. "Le choc initial, la première semaine, c'était le vide complet", a raconté le père de Colin. "Et à mesure que les choses évoluent, vous faites en sorte de vivre avec, autrement cela va vous détruire", a-t-il expliqué.
Frustration
Depuis le début, la couverture médiatique de cet enlèvement est minimale à la demande du Foreign office. On ignore jusqu'à leurs noms de famille, sauf l'un d'entre eux. On sait seulement qu'il s'agit de quatre employés de la société de sécurité canadienne Garda World et leur client, salarié de l'entreprise américaine de management BearingPoint, qui travaille en sous-traitance pour le gouvernement américain afin de relancer l'économie irakienne.
Le Foreign office assure que les négociations pour la libération des otages se poursuivent dans la discrétion, mais après un an de détention, les proches ont dit leur frustration face au peu de progrès constaté. Les ravisseurs, qui se présentent comme la "Résistance chiite islamique en Irak", ont diffusé deux vidéos depuis la capture des cinq Britanniques, l'une demandant le retrait des troupes britanniques d'Irak et une autre la libération de neufs Irakiens aux mains des troupes britanniques.
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