Shimon Peres a accueilli Nicolas Sarkozy et son épouse, le 22 juin à Tel Aviv © TF1-LCI 
> Sarkozy appelle en Israël à un Etat Palestinien
> Un programme millimétré pour une visite délicate
"Si je suis ici, c'est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien." Nicolas Sarkozy a entamé, dimanche après-midi, une visite d'Etat de trois jours en IsraPel, accompagné de Carla Bruni-Sarkozy, en ouvrant immédiatement le dossier épineux du conflit israélo-palestinien.
Dès la cérémonie d'accueil à l'aéroport Ben Gourion, à Tel Aviv, le président français a affirmé : c'est "parce que je crois que (...) le chemin de la paix n'est pas bloqué, que je suis venu apporter mon soutien, celui de la France et de l'Union européenne aux partenaires de la négociation (...) Un accord (israélo-palestinien) est possible, demain, et cet accord permettra aux deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité".
"Les risques pour la paix, il faut les prendre tout de suite"
Accueilli à l'aéroport par le président israélien Shimon Peres et le Premier ministre Ehud Olmert, le couple présidentiel français devaient rallier Jérusalem pour une rencontre avec Shimon Peres suivie d'un dîner de travail avec le couple Olmert. Au cours de cette réception, le président français a de nouveau abordé le sujet, appelant Israël à "pendre des risques pour la paix tout de suite". "Parce qu'attendre demain, c'est encore plus de risques", a-t-il affirmé, poursuivant : "cela sert à quoi d'attendre encore des années et des années, des morts, des morts et encore des morts ? (...) Depuis le temps qu'on s'entretue dans cette région, il est temps de tourner cette page".
Lundi, le président prononcera devant la Knesset, le parlement israélien, un discours qui constituera le point d'orgue de sa visite. Et mardi, il doit se rendre chez les Palestiniens, à Bethléem, en Cisjordanie, pour un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Sur le plan diplomatique, cette visite en Israël, la seconde d'Etat d'un président français après celle en mars 1982 de François Mitterrand, vient sceller le rapprochement entre la France et Israël, où le président français est perçu comme un "ami".
| Agression antisémite en France: Olmert sûr que Sarkozy continuera le combat |
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est déclaré convaincu dimanche que Nicolas Sarkozy allait poursuivre "le combat incessant contre l'antisémitisme", après l'agression samedi soir à Paris d'un jeune juif de 17 ans (lire notre article). "Nous nous souvenons aussi comment, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, il a férocement et avec fermeté combattu l'antisémitisme", a déclaré M. Olmert en rendant hommage devant la presse à Nicolas Sarkozy avant un dîner de travail avec le président français. Dans une déclaration publiée à Paris juste avant son arrivée en Israël, le chef de l'Etat français avait exprimé sa "profonde indignation" et "assuré la victime et sa famille de son soutien". Il avait également souligné "sa totale détermination à combattre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme". |
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