Sarkozy dans la droite ligne de la politique française

Par F.A., le 23 juin 2008 à 12h41 , mis à jour le 23 juin 2008 à 13h46

Lors de son discours devant l'Assemblée israélienne, le chef de l'Etat a à la fois reconnu le droit d'Israël à vivre en paix et le droit aux Palestiniens d'obtenir un Etat viable.

sarkozy knessetNicolas Sarkozy lors de son discours devant l'Assemblée israélienne, le 23 juin 2008 © TF1/LCI

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Sarkozy : "la France sera toujours aux côtés d'Israël" 
: un extrait du discours

Au deuxième jour de sa visite d'Etat en Israël, Nicolas Sarkozy a eu l'honneur, 26 ans après François Mitterrand, de pouvoir s'exprimer devant la Knesset, l'Assemblée du pays. Dans un discours qui a duré environ une demi-heure, en présence de Shimon Peres, le président israélien, et de Ehud Olmert, le Premier ministre, il a réaffirmé les deux grands principes qui régissent la diplomatie française sur le règlement du conflit au Proche-Orient : d'une part, la France est l'ami d'Israël ; d'autre part, la paix dans la région est liée à la fois au droit à Israël à vivre en paix et en sécurité et à celui des Palestiniens d'avoir un Etat viable.
 
"Comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties (...) la France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël", a déclaré solennellement Nicolas Sarkozy. "Mais on doit la vérité à ses amis. La vérité, c'est que la sécurité d'Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu'à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable. Le peuple palestinien a droit à un Etat et d'y exercer sa souveraineté", a-t-il immédiatement continué, reprenant des propos déjà tenus dimanche lors de son arrivée à Jérusalem.

Arrêt de la colonisation, condition indispensable
 
Le chef de l'Etat a également redit  que la poursuite de la colonisation, notamment à Jérusalem-est, constitue la principale entrave au processus de paix -Isräel entend en effet garder ce secteur sous sa souveraineté dans le cadre d'un éventuel accord avec les Palestiniens, qui veulent pour leur part en faire leur capitale. "Il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats", a expliqué le locataire de l'Elysée. Au sujet de la colonisation, qui continue aussi en Cisjordanie, il a repris l'idée qui circule actuellement en Israël : celle d'inciter au départ des colons contre une compensation financière et un relogement en Israël.
 
A l'adresse des Palestiniens -il rencontrera mardi Mahmoud Abbas, leur président (voir encadré)-, il a demandé l'arrêt du terrorisme. "Il  ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme", a-t-il noté. "Mais pas de paix non plus si les Palestiniens sont empêchées de circuler ou simplement vivre sur leur territoire", a-t-il asséné  

Sanctions contre l'Iran
 
A une semaine de la présidence française de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, qui souhaite redonner une place plus importante dans la région à la France par rapport aux Etats-Unis, a proposé aux deux camps la contribution de la France et de l'Europe. La France "est prête à organiser sur son sol tous les pourparlers qui pourraient y conduire", a-t-il fait savoir.
 
Enfin, abordant plus globalement les problèmes de la région, il s'est adressé de manière ferme à l'Iran. "Ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route", a-t-il lancé, en faisant allusion, sans le nommer, au président iranien Mahmoud Ahmadinedjad. "Le programme nucléaire militaire de l'Iran appelle une réaction d'une extrême fermeté de toute la communauté internationale et Israël doit savoir qu'Israël n'est pas seul", a-t-il poursuivi, en précisant que la France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions "de plus en plus dures" à une  éventuelle "ouverture" si Téhéran choisit finalement de respecter ses obligations internationales.

Conférence de presse avec Abbas mardi en direct sur LCI.fr


Au nom de l'"équilibre", Nicolas Sarkozy poursuivra son voyage par une visite-express de quelques heures mardi matin dans les Territoires palestiniens. Il doit notamment rencontrer le président palestinien, non pas à Ramallah, siège de la présidence, mais à Bethléem. Les deux hommes donneront une conférence de presse à l'issue de leur réunion, en direct sur LCI et LCI.fr à 13h30.

Par F.A. le 23 juin 2008 à 12:41
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10 Commentaires

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  • Gonzalez, le 23/06/2008 à 16h17

    Bravo à notre excellent Président de la République, Nicolas Sarkozy est l'homme du renouveau et de la réconciliation, merci à cet grand homme !!!

  • Bruno, le 23/06/2008 à 16h12

    Bravo Nicolas !!! tout a fait d'accord avec lui ! désolé "Amiel".... mais tu dis n'importe quoi...

  • Paix, le 23/06/2008 à 15h43

    Je déteste sa politique intérieure mais je dois reconnaitre que son discours était très intelligent, et n'oubliez pas ce que les israéliens font subir aux palestiniens..

  • ALAIN, le 23/06/2008 à 15h12

    Mr Le Président, vouloir qu'Israel, que D-ieu nous en préserve, cède une partie de sa capitale, de sa ville sainte, de son c?ur et de son âme, n'est pas la volonté d'un ami, mais celle de quelqu'un qui s'inscrit dans la politique instaurée par de gaulle, qui voulait absolument privilégier les arabes. Mais nous comprenons Mr le Président que votre fonction l'emporte sur vos sentiments personnels. De toute façon, peu importe l'avis de la France. Que vive Jérusalem, capitale éternelle et indivisible du peuple d'Israël.

  • Vincent, le 23/06/2008 à 15h12

    Mais ils sont stupides ces commentaires...A "veritas": le problème n'est pas israëlien. Bien sûr que oui: Israël parque un peuple depuis 50 ans dans des conditions concentrationnaires en utilisant la main d'oeuvre palestinienne à bon marché...Alors oui il y a des roquettes tirées contre des civils car des civils sont tués de l'autre côté. Et à propos des terroristes, Ben Gourion n'était-il pas recherché par les britanniques et sa tête mise à prix lors de leur mandat en Palestine? N'a-t-il pas fait sauter des immeubles et utiliser l'arme du terrorisme pour arriver à ses fins, à savoir la création de l'état d'Israël?? L'histoire ne doit pas être partiale. Et pour Amiel: allez-dire de vive voix aux alsaciiens qu'ils sont allemands vous allez vous faire recevoir croyez-moi...et aux basques qu'ils sont espagols, encore pire...Et les indépendantistes en Corse sont représentés par 15% des votants aux élections...Que de haine dans ce commentaire...

  • Ely, le 23/06/2008 à 15h07

    A Amiel de Jerusalem : Merci de ne pas lancer ce genre de phrase strictement inutile sur ce site, pour une fois qu'en France un president comprenne la communauté juive. Nous, juif français savons tres bien que certains Israelien nous detestent (et bien souvent ceux qui ont fait leur Alya) car nous sommes en France mais par contre nos Euro, vous savez bien les apprecié lors que l'on vient en Israel CHEZ NOUS

  • Noemie, le 23/06/2008 à 14h57

    Eh Amiel, je ne sais pas d'où tu connais la France, mais l'Aslace n'est pas une province allemande qui cherche l'indépendance. Pour la Corse et le pays basque, ce sont des petites minorités extrémistes qui veulent faire entendre leur voix et pas la majorité de la population. La région qui serait peut-être la plus légitmement à rendre indépendante, c'est la Corse. Il y a peut-être... Allez 5% des vrais Corses qui souhaitent vraiment l'indépendance. Et la plupart des extrémistes qui se battent pour ca, c'est pour que leur mafia règne sans la police francaise pour leur mettre des bâtons dans les roues. Alors merci de ne pas comparer des situations incomparables. La France est un pays historique qui a une identité nationale. Les problèmes en Israel n'ont rien à voir car deux peuples sont attachés historiquement au même sol à des époques différentes, mais avec la même force et une importance religieuse des deux côtés. Ca n'a rien à voir.

  • Liz, le 23/06/2008 à 14h45

    Je viens de regarder le discours Live sur mon ordinateur, et j'ai trouver Nicolas Sarkozy tres sincere. Il a raison - le plus fort dois tendre la main. Il a evoquer son grand pere juif qui la elever - et que la France a su pardoner apres la guerre. Ca sert a rien d'attendre plus pour faire la paix.

  • Veritas, le 23/06/2008 à 13h35

    Sarko n'a rien inventé. mais va t il dire la meme chose a ramallah ? le probleme aujourd'hui n'est pas israelien tout le monde le sait. quand gaza ne sera plus une base avancée des terroristes et que les habitants de sderot pourront vivre normalement alors la paix pourra avancer

  • Amiel, le 23/06/2008 à 12h57

    Le vrai visage de Mr Sarkosy, le voila enfin. merci ett bravo a tous ces juifs de France et francophones d Israel qui ont appelé a voter pour ce donneur de leçon. Me Sarkosy, avant de donner des leçons a Israel,ller donner la Corse aux Corse, l alsace aux allemand et le pays basque au Espagnols Vous pretendez etre un ami d Israel et vous etes plus dangeureux que Chirac et Bush reunis. Vous n etes pas le bievenue , Monsieur de Président.

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