Nicolas Sarkozy lors de son discours devant l'Assemblée israélienne, le 23 juin 2008 © TF1/LCI
Sarkozy : "la France sera toujours aux côtés d'Israël"
: un extrait du discours

"Rien de neuf, mais Sarkozy est crédible" :
L'analyse de Vincent Hervouët, chef du service étranger de LCI
Au deuxième jour de sa visite d'Etat en Israël, Nicolas Sarkozy a eu l'honneur, 26 ans après François Mitterrand, de pouvoir s'exprimer devant la Knesset, l'Assemblée du pays. Dans un discours qui a duré environ une demi-heure, en présence de Shimon Peres, le président israélien, et de Ehud Olmert, le Premier ministre, il a réaffirmé les deux grands principes qui régissent la diplomatie française sur le règlement du conflit au Proche-Orient : d'une part, la France est l'ami d'Israël ; d'autre part, la paix dans la région est liée à la fois au droit à Israël à vivre en paix et en sécurité et à celui des Palestiniens d'avoir un Etat viable.
"Comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties (...) la France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël", a déclaré solennellement Nicolas Sarkozy. "Mais on doit la vérité à ses amis. La vérité, c'est que la sécurité d'Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu'à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable. Le peuple palestinien a droit à un Etat et d'y exercer sa souveraineté", a-t-il immédiatement continué, reprenant des propos déjà tenus dimanche lors de son arrivée à Jérusalem.
Arrêt de la colonisation, condition indispensable
Le chef de l'Etat a également redit que la poursuite de la colonisation, notamment à Jérusalem-est, constitue la principale entrave au processus de paix -Isräel entend en effet garder ce secteur sous sa souveraineté dans le cadre d'un éventuel accord avec les Palestiniens, qui veulent pour leur part en faire leur capitale. "Il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats", a expliqué le locataire de l'Elysée. Au sujet de la colonisation, qui continue aussi en Cisjordanie, il a repris l'idée qui circule actuellement en Israël : celle d'inciter au départ des colons contre une compensation financière et un relogement en Israël.
A l'adresse des Palestiniens -il rencontrera mardi Mahmoud Abbas, leur président (voir encadré)-, il a demandé l'arrêt du terrorisme. "Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme", a-t-il noté. "Mais pas de paix non plus si les Palestiniens sont empêchées de circuler ou simplement vivre sur leur territoire", a-t-il asséné
Sanctions contre l'Iran
A une semaine de la présidence française de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, qui souhaite redonner une place plus importante dans la région à la France par rapport aux Etats-Unis, a proposé aux deux camps la contribution de la France et de l'Europe. La France "est prête à organiser sur son sol tous les pourparlers qui pourraient y conduire", a-t-il fait savoir.
Enfin, abordant plus globalement les problèmes de la région, il s'est adressé de manière ferme à l'Iran. "Ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route", a-t-il lancé, en faisant allusion, sans le nommer, au président iranien Mahmoud Ahmadinedjad. "Le programme nucléaire militaire de l'Iran appelle une réaction d'une extrême fermeté de toute la communauté internationale et Israël doit savoir qu'Israël n'est pas seul", a-t-il poursuivi, en précisant que la France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions "de plus en plus dures" à une éventuelle "ouverture" si Téhéran choisit finalement de respecter ses obligations internationales.
Conférence de presse avec Abbas mardi en direct sur LCI.fr |
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