Sarkozy : "Le monde entier vous regarde"

le 07 juin 2008 à 09h49 , mis à jour le 07 juin 2008 à 21h57

Le chef de l'Etat, accompagné des chefs des principaux partis, a fait une brève visite samedi au Liban pour apporter le "soutien" de la France et "un message d'unité".

Michel Sleimane Nicolas Sarkozy libanNicolas Sarkozy à Beyrouth pour rencontrer le nouveau président libanais Michel Sleimane, le 7 juin 2008 © TF1-LCI

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21 coups de canons tirés en son honneur, le nouveau président, Michel Sleimane, le Premier ministre, Fouad Siniora, et le président du Parlement, Nabih Berri, venus tous trois sur le tarmac pour l'accueillir... C'est avec tous les honneurs que Nicolas Sarkozy a été reçu, samedi, au Liban. Le président français était le premier chef d'Etat occidental à rencontrer le nouveau président libanais, élu le 25 mai après six mois de vide à la tête de l'Etat et un an et demi de crise politique.

Le président français, qui est resté seulement quelques heures au Liban, était accompagné non seulement d'une partie du gouvernement -François Fillon, Hervé Morin et Bernard Kouchner-, mais aussi d'une délégation répresentative de la classe politique française. Patrick Devedjian (UMP), François Hollande (PS), Jean-Michel Baylet (PRG), François Bayrou (Modem), Marie-George Buffet (PCF) seront ainsi présents, tout comme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé.

Une visite exclusivement politique
 
Dès son arrivée, dans une brève déclaration à l'aéroport de Beyrouth, Nicolas Sarkozy a exhorté les Libanais à "traduire dans les faits" les engagements découlant de l'accord de Doha qui a permis l'élection le mois dernier du président Michel Sleimane. "Ce qui se passe aujourd'hui est important pour les Libanais et le monde entier vous regarde", a ajouté le président français. Nicolas Sarkozy, accompagné de son Premier ministre François Fillon et des chefs des principaux partis politiques français, a par ailleurs déclaré être venu féliciter Michel Sleimane pour son élection et l'assurer que la France "se tenait à ses côtés".

Nicolas Sarkozy a tenu à adresser à la nation libanaise "un message d'encouragement, d'amitié et d'espoir" après la fin de l'impasse politique qui minait le pays depuis plusieurs mois. Début mai, cette crise entre la majorité parlementaire antisyrienne soutenue par les Occidentaux et l'opposition menée par le Hezbollah avait dégénéré en violences intercommunautaires (65 morts), avant que les uns et les autres ne scellent finalement un accord, le 21 mai, à Doha. Cet accord est "un rayon d'espoir" pour le Liban qui était "au bord du gouffre. On était à un doigt de la catastrophe", affirme-t-on à l'Elysée. La France admet toutefois que la mise en oeuvre de cet accord "ne sera pas facile" et que les Libanais devront "faire preuve de bonne volonté, d'esprit de concorde et de compromis".
 
Nicolas Sarkozy et la délégation française devaient notamment rencontrer des leaders de quatorze partis libanais, dont celui du Hezbollah. Une visite au contingent français de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), dans le sud du pays, a par contre été annulée pour garder "un caractère exclusivement politique" à la visite. 

Des collaborateurs de Sarkozy prochainement à Damas

Nicolas Sarkozy enverra dans les prochains jours son conseiller diplomatique Jean-David Lévitte et le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant en Syrie pour rencontrer le président Bachar al Assad, a indiqué l'Elysée. Le président français avait rompu fin décembre les contacts avec Damas pour dénoncer les obstacles que le gouvernement syrien mettait, selon lui, à l'élection du chef de l'Etat libanais. Une fois ce dernier désigné le 25 mai, Nicolas Sarkozy avait repris contact par téléphone le 29 mai dernier avec son homologue syrien, dont il a salué la contribution à la résolution de la crise libanaise. En visite samedi à Beyrouth, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que les assassins de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri devraient être recherchés et poursuivis. Les autorités syriennes ont été montrées du doigt après cet attentat meurtrier commis en février 2005.

le 07 juin 2008 à 09:49
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