Palestiniens tentant de fuir Gaza sous contrôle du Hamas (17 juin 2007) © TF1/LCIUne trêve entre le Hamas et Israël est entrée en vigueur jeudi matin dans la bande de Gaza après des mois de violences qui ont fait des centaines de morts. Elle a officiellement commencé à 6 heures locales - soit 5 heures, heure française - et n'a pour l'heure pas été rompue. Peu avant cette heure pourtant, un missile israélien a tué un activiste palestinien et en a blessé un autre près de la clôture qui sépare le territoire côtier du sud d'Israël.
"Ce qu'ils qualifient d''apaisement' est fragile et sa durée de vie sera probablement limitée", a reconnu le Premier ministre israélien, Ehud Olmert. Israël, a-t-il ajouté, le mettra en oeuvre mais son armée continuera de se préparer à d'éventuelles opérations militaires pour le cas où le cessez-le-feu ne tiendrait pas. Cette trêve fragile a d'ailleurs succédé à une nouvelle journée de violences transfrontalières : une trentaine de roquettes et une dizaine d'obus de mortier tirés de la bande de Gaza se sont écrasés en territoire israélien, sans faire de victimes graves, selon l'armée israélienne. Et plusieurs Palestiniens ont été blessés par des bombardements aériens israéliens visant des combattants du Jihad islamique et des Comités de résistance populaire.
Le Hamas se veut conciliant
Cette trêve vise à obtenir l'arrêt des tirs de roquettes et des attentats palestiniens contre Israël et, en contrepartie, la fin des incursions et raids israéliens dans l'enclave côtière. Des responsables occidentaux ont indiqué qu'Israël envisageait de laisser entrer un peu plus de camions de marchandises à partir de dimanche, à condition que le cessez-le-feu ait été respecté.
Le respect de cette paix armée est compliqué par le fait que si l'administration de la bande de Gaza échoit au Hamas, plusieurs groupes armés plus réduits ont déjà par le passé ignoré les appels au calme du parti islamiste. Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, s'est dit confiant de voir l'ensemble des factions respecter le cessez-le-feu, par sens de la "responsabilité nationale". Poursuivant sur un ton conciliant envers Israël, Haniyeh a déclaré à la presse que la trêve apporterait "réconfort" aux Israéliens ayant souffert des tirs venus de la bande de Gaza.
Le Hamas a toutefois clairement affirmé qu'il n'interromprait pas l'entraînement et l'armement de ses combattants, et qu'il se tiendrait prêt à reprendre les attaques à tout moment. "Nous n'avons aucune illusion sur les bonnes intentions de l'occupation (Israël) envers notre peuple, et si l'occupation rompt l'apaisement, cela signifiera un retour à une résistance encore plus forte", a assuré Abou Oubaïda, porte-parole de la branche armée du Hamas.
D'après agence
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