Hassan Nasrallah (d.), le 16 juillet 2008 à Beyrouth © TF1/LCILe Hezbollah crée un coup de tonnerre politique au Liban
Le mouvement chiite, pointé du doigt dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, a démissionné du gouvernement d'union nationale. Sa décision pourrait mettre le feu aux poudres.
Publié le 12/01/2011
Le Hezbollah fait interdire Anne Frank pour "sionisme"
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Un extrait du discours de Nasrallah
Le Hezbollah a accueilli de manière triomphale mercredi soir les cinq prisonniers libérés par Israël en échange du corps de deux soldats israéliens. Pour l'occasion, le leader du mouvement chiite, Hassan Nasrallah, est apparu en personne devant des dizaines de milliers de partisans dans la banlieue sud de Beyrouth pour la cérémonie - recherché par Israël, c'est seulement la 3e fois qu'il sort de sa cachette depuis la fin de la guerre de l'été 2006. "Ce peuple ne peut jamais être vaincu. Le temps des défaites est révolu, c'est maintenant le temps des victoires", a-t-il clamé.
"La résistance est devenue une force qui ne pourra jamais être vaincue", a de son côté martelé Samir Kantar, l'ex-prisonnier le plus emblématique. Bien qu'il ne soit pas membre du Hezbollah, il était habillé comme un milicien. Appartenant au Front de libération de Palestine (FLP), il avait été condamné en 1980 à cinq peines de prison à vie et 47 ans additionnels pour un triple meurtre en Israël où il a passé près de trente ans en prison. Remerciant Hassan Nasrallah il a affirmé qu'il n'était "revenu de Palestine que pour y retourner". "Je promets à mes proches (...) que je rentrerai en Palestine avec mes compagnons de la résistance", a-t-il lancé.
De manière plus politique, Hassan Nasrallah a tendu la main à la majorité antisyrienne après la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban, en appelant toutes les parties à participer à la défense du pays contre Israël. "Nous appelons à l'union, à dépasser les dissensions et à profiter de cette chance pour résoudre les problèmes de manière solidaire au sein du gouvernement d'union nationale", a-t-il souligné. En vertu de l'accord interlibanais signé le 21 mai à Doha après des combats qui avait fait au moins 65 morts, l'opposition bénéficie d'une minorité de blocage avec onze ministres, dont un issu du Hezbollah.
Obsèques des deux soldats israéliens |
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