Ehud Olmert © LCILe Premier ministre israélien Ehud Olmert et son gouvernement restent en place. Ils ont surmonté lundi une motion de censure à la Knesset, le parlement israélien. La motion a recueilli 42 votes pour, et 47 votes contre. Le gouvernement serait tombé si au moins 61 députés (sur 120), avaient voté pour la motion de censure.
Pourtant, certains députés du Parti travailliste, qui est membre de la coalition au pouvoir, ont voté en faveur de cette motion, et ce en dépit des menaces d'Ehud Olmert de limoger les ministres travaillistes s'ils votaient contre le gouvernement. Un porte-parole du chef du gouvernement, qui se trouvait à Paris à l'occasion du sommet fondateur de l'Union pour la Méditerranée, a assuré qu'il n'en avait pas l'intention.
Ehud Olmert est impliqué dans une affaire de corruption qui pourrait le conduire à démissionner, ce qu'il ferait s'il était inculpé. Trois enquêteurs de la police israélienne poursuivent leurs recherches aux Etats-Unis, sur des scandales impliquant Ehud Olmert.
Dans l'affaire, qui a éclaté vendredi et que les médias ont déjà baptisé "Olmertours", le chef de gouvernement est soupçonné d'escroquerie aux billets d'avions. Il aurait ainsi eu coutume de faire facturer plusieurs fois chacun de ses voyages par différentes institutions, alors qu'il était maire de Jérusalem (1996-2003), puis ministre du Commerce et de l'Industrie (2003-2006). Les sommes ainsi obtenues auraient en partie été reversées sur un compte privé du Premier ministre pour financer "des voyages privés à l'étranger pour lui et sa famille", selon un communiqué du ministère de la Justice publié vendredi.
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