Israël valide l'échange de prisonniers avec le Hezbollah

le 15 juillet 2008 à 12h11 , mis à jour le 15 juillet 2008 à 17h03

Déjà accepté par la milice libanaise fin juin, l'accord devrait être appliqué dès mercredi. Il prévoit notamment l'échange de cinq membres du Hezbollah et des corps de deux soldats israéliens.

TF1/LCI : Ehud Olmert interviewé sur la chaîne de télévision allemande N24 Sat1Ehud Olmert interviewé sur la chaîne de télévision allemande N24 Sat1 © TF1/LCI

Israël a donné mardi son feu vert à un échange de prisonniers avec le Hezbollah, conclu le mois dernier grâce à une médiation allemande mandatée par les Nations unies. La résolution a été adoptée à la grande majorité des membres du gouvernement-22 sur 25. Sa mise en œuvre effective devrait débuter dès mercredi.
 
Le texte stipule qu'Israël, via le Comité international de la Croix Rouge (CICR), remettra au Hezbollah cinq prisonniers, en échange des soldats israéliens Ehud Goldwasser et Eldad Regev. Capturés en juillet 2006 par le Hezbollah -ce fut le point de départ du conflit qui dura un mois-, ils sont aujourd'hui présumés morts par le gouvernement israélien. Selon le quotidien libanais Al-Akhbar, proche du Hezbollah, "il est certain que l'un des deux soldats a été tué" le jour du rapt, alors que le sort du second soldat qui a été blessé "reste incertain".

Israël doit également transférer au Liban les corps de près de 200 membres du Hezbollah et de Palestiniens.  "C'est un prix beaucoup moins élevé que ceux que nous avons payés dans le
passé. Avec toute la douleur inhérente à cet accord, nous ne voulons pas que les familles Regev et Goldwasser se retrouvent dans la même situation que la famille Arad
", a déclaré le vice-Premier ministre israélien Eli Yishai.

Kouchner plaide pour une "feuille de route" européenne

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, dont le pays préside l'UE, a plaidé mardi pour "une feuille de route" européenne pour le processus de paix au Proche-Orient, afin de donner "plus de poids" à l'Europe. "Nous n'avons pas suffisamment de poids dans les processus de paix", a-t-il fait valoir à Bruxelles pour sa première intervention devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen depuis le début de la présidence française de l'UE. "Nous pourrions (l')écrire dans les premiers mois de la présidence française", a-t-il expliqué. "Il ne s'agit pas de faire des propositions contre les Américains, ni contre personne", a-t-il ajouté, même s'il a estimé que "pendant le changement d'administration américaine, il y aura une place pour ces propositions" européennes. Le changement à la Maison Blanche après l'élection présidentielle de novembre "sera l'occasion de proposer une forme de partenariat qui tienne plus compte du poids symbolique, et réel aussi, de l'Union européenne, il nous faut proposer à nos amis américains cette feuille de route particulière", a-t-il encore indiqué.

le 15 juillet 2008 à 12:11
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