L'un des attentats perpétrés à Bagdad, le 1er aoùt 2007 © LCIEn 2004, l'année suivant la fin officielle des opérations conventionnelle après l'invasion de l'Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein, l'armée américaine avait attribué à diverses sociétés privées une dizaine de vastes contrats de reconstruction des infrastructures irakiennes. Alors que l'image de cette intervention s'est considérablement dégradée dans l'opinion publique américaine, ces gros contrats sont désormais scrutés à la loupe.
L'un d'eux, un contrat de 900 millions de dollars attribué par l'armée américaine à Parsons Delaware Inc., est aujourd'hui dénoncé par un audit effectué par Stuart Bowen, Inspecteur général spécial pour l'Irak nommé par le Congrès. Ce contrat portait sur la construction de palais de justice, de prisons, et d'installations pour la police en Irak. Or selon Stuart Bowen, le sous-traitant Parsons Delaware Inc., n'aurait effectué qu'environ un tiers des 53 projets de construction prévus à l'origine.
Une prison que le gouvernement ne compte pas utiliser
"Bien que l'échec à effectuer une partie du travail est compréhensible à cause de sa nature complexe et de l'environnement instable de l'Irak en matière de sécurité, des millions de dollars de ce contrat ont vraisemblablement été gaspillés dans des projets inachevés, arrêtés, et abandonnés", peut-on lire dans ce rapport.
Selon l'audit, plus de 142 millions de dollars "ont été dépensés dans des projets auxquels il a été mis fin ou des projets annulés, même si un certain nombre d'entre eux ont par la suite été achevés". Il a notamment fallu mettre fin à des chantiers de construction de prisons, qui sont restées inachevées. L'une d'entre elles, située à Nasiriyah, a été achevée plus tard par un autre entrepreneur, mais la seconde à Khan Bani Saad, a été livrée à moitié terminée au gouvernement irakien qui ne prévoit pas de l'utiliser. L'audit relève que lors de l'abandon du projet, pas moins de 40 millions de dollars avaient déjà été dépensés pour cette prison. Avec cette conclusion cruelle : "Le montant total dépensé à ce jour pour ce projet pourrait être en fin de compte gaspillé puisque le gouvernement de l'Irak n'a pour le moment aucune intention de finir la construction de l'installation ou de l'utiliser".
D'après agence
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