Condoleeza Rice à la réunion du Quartette, au Portugal, le 19 juillet 2007 © LCIEn quelques heures, les relations entre l'Iran et les Etats-Unis se sont améliorées, puis se sont à nouveau dégradées. Au début du week-end, la communauté internationale voyait d'un bon œil la présence du sous-secrétaire d'Etat William Burns à Genève pour des discussions avec le négociateur iranien sur le dossier nucléaire. Mais les négociations du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) n'ont pas abouti à de réelles avancées. Et finalement, Condoleezza Rice a décidé de lancer un ultimatum. L'Iran dispose désormais de deux semaines pour répondre sérieusement à la proposition internationale de suspendre ses expériences nucléaires sensibles. Elle serait sinon exposée à des "mesures punitives", a-t-elle averti.
Pour la secrétaire d'Etat, la rencontre à Genève a envoyé "un message très fort aux Iraniens montrant qu'ils ne peuvent pas à la fois avancer et reculer ...et qu'ils doivent prendre une décision. Cela clarifie les choix de l'Iran et on verra ce que l'Iran fera dans deux semaines. Mais je pense que le processus diplomatique a gagné une nouvelle énergie", a-t-elle poursuivi diplomatiquement. Condoleezza Rice se référait au Conseil de sécurité de l'ONU, qui a imposé jusqu'à présent trois trains de sanctions contre l'Iran.
"Gel pour gel"
Pour elle, le processus diplomatique contient deux éléments, dont celui ouvrant la porte à des négociations. "Nous avons fait tout ce que nous pouvions en termes de possibilité de négociations", a-t-elle dit. "L'autre élément est la possibilité de mesures punitives, et nous sommes dans la position la plus forte possible pour démontrer que si l'Iran n'agit pas il sera alors temps de reprendre cette voie".
Lundi, Condoleezza Rice et ses alliés arabes du Golfe auront un compte-rendu à Abou Dhabi des discussions samedi à Genève entre l'Union européenne et l'Iran, en présence pour la première fois d'un responsable américain, le sous-secrétaire d'Etat William Burns. Samedi, les discussions de Genève se sont achevées par un "gel pour gel", c'est-à-dire le maintien dans un premier temps de l'enrichissement d'uranium à son niveau actuel tandis que les Six renonceraient à durcir les sanctions existantes.
D'après agence
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