Les secours à Gaza, le 4 mars 2008 © LCIEngagé depuis samedi dans une vigoureuse répression des autres mouvements palestiniens à travers la bande de Gaza, le Hamas a vu dimanche un de ses responsables grièvement blessé. Les combats ont débuté dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque la police du Hamas a tenté d'arrêter des membres de l'Armée de l'Islam, un groupuscule soupçonné d'être lié à Al-Qaïda. Des témoins ont entendu de nombreux échanges de coups de feu ainsi que des explosions. Outre le responsable du Hamas, au moins six personnes ont été blessées pendant les heurts, a précisé un médecin du principal hôpital de Gaza, Al-Shifa.
"Les forces du Hamas sont arrivées juste après minuit", a déclaré un membre du groupe qui n'a pas souhaité être identifié. "Il y a eu des affrontements pendant plusieurs heures, avec des jets de grenades, des explosions et des coups de feux, mais ils n'ont arrêté personne", a-t-il ajouté.
Un attentat et des accusations
Au pouvoir dans la bande de Gaza depuis près d'un an, le Hamas a lancé cette vague de répression dans l'étroit territoire côtier, après la mort, un jour plus tôt, de cinq membres de Kassam, son aile militaire. Près de 160 membres du Fatah, fidèles au président Mahmoud Abbas, ont ainsi été arrêtés à Gaza, et des descentes ont eu lieu au siège de l'agence de presse Wafa, qui dépend de l'Autorité palestinienne.
La veille, l'explosion d'une bombe avait coûté la vie à cinq membres de Kassam ainsi qu'à une fillette, une action imputée par le mouvement islamiste aux "membres du parti fugitif", appellation péjorative qu'il utilise pour parler du Fatah. Des milliers de sympathisants du Hamas ont assisté aux funérailles des six victimes de l'attentat de vendredi en scandant "Vengeance, vengeance !" Khalil al Hayya, un des leaders du Hamas, dont un neveu a été tué et le fils aîné blessé, a déclaré que les auteurs de l'attentat devaient "être pendus sur la place publique et leurs corps criblés de balles".
Le Fatah d'Abbas nie tout implication et évoque des dissensions au sein même du mouvement islamiste, mais le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a estimé que cette action prouvait qu'il n'était pas intéressé par une reprise du dialogue inter-palestinien. Un groupe se baptisant "Brigades al Aouda" et assurant suivre la ligne du Fatah a revendiqué l'attaque, mais l'authenticité de cette revendication n'a pu être vérifiée.
D'après agence
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