Attentat à Damas. © TF1/LCIC'est le pire attentat depuis la fin des années 80. Le régime syrien avait alors réprimé dans le sang l'insurrection des Frères musulmans. Le centre de Damas avait été rasé, transformé en parkings... Depuis, il y avait des attaques de temps en temps, mais de moindre ampleur. 17 personnes ont été tuées et 14 autres blessées samedi dans un attentat à la voiture piégée dans le sud de Damas, a rapporté la télévision publique syrienne. Particulièrement prompt à réagir, le président Nicolas Sarkozy a condamné l'attentat et assuré "la Syrie de la pleine solidarité de la France dans sa lutte contre le terrorisme".
On ignore encore la cible exacte de l'attentat. Mais l'explosion s'est produite près d'un poste de sécurité située à une intersection cruciale : entre la route menant à l'aéroport de la capitale syrienne et celle conduisant au sanctuaire de Sit Zeinab, très populaire chez les pélerins chiites d'Iran ou du Liban. Les victimes sont toutes des civils, des passants, selon la télévision. Selon la télévision, la voiture était bourrée de 200 kilogrammes d'explosifs. Une unité de lutte contre le terrorisme a ouvert une enquête, a encore dit la chaîne.
Quant aux auteurs de cet attentat, selon Renaud Girard, grand reporter au Figaro, il peut tout autant s'agir d'un message irakien pour prévenir Damas de fermer ses frontières au passage de djihadistes vers l'Irak que de miliciens voulant destabiliser la dictature syrienne. Selon Renaud Girard, la méthode ne ressemble en revanche pas aux Israéliens. Le 22 septembre, les autorités libanaises avaient annoncé que la Syrie avait dépêché des renforts militaires sur leur frontière commune au nord du Liban pour des raisons, selon Damas, de sécurité interne.
(D'après agence)
Retour MYTF1

Chargement en cours...




