"Nous construisons une relation pas à pas"

le 03 septembre 2008 à 19h33 , mis à jour le 03 septembre 2008 à 21h50

Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad se sont montrés satisfaits de leur premier entretien mercredi après-midi, au 1er jour du voyage du chef de l'Etat.

sarkozy al assad conférence de presse damasNicolas Sarkozy et Bachar al-Assad, le 3 septembre 2008, à Damas © TF1/LCI

Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi en milieu d'après-midi à Damas pour poursuivre le processus de normalisation avec la Syrie et la réintégrer progressivement dans le jeu diplomatique mondial. Premier chef d'Etat occidental à se rendre sur place depuis cinq ans, il a immédiatement eu un entretien en tête à tête d'environ 90 minutes avec son homologue, Bachar al-Assad. La discussion a ensuite été élargie à leurs deux délégations.
 
Lors de leur conférence de presse commune, les deux hommes ont fait état de discussions positives. "Nous avons constaté un regain dans les relations entre nos deux pays", a souligné le président syrien. "Nous construisons une relation pas à pas pour oublier les désaccords du passé", a ajouté le locataire de l'Elysée. Il a rappelé que Bachar al-Assad avait tenu ses engagements, notamment sur le Liban -l'aval de la Syrie a permis l'élection du président libanais Michel Sleimane en mai.

Négociations indirectes entre Israël et la Syrie au menu jeudi
 
Sur la question de l'Iran, dont la Syrie est le plus fidèle allié, Nicolas Sarkozy a également souligné que Damas pouvait jouer un rôle pour faire comprendre que le monde ne pouvait accepter que Téhéran ne possède l'arme nucléaire. "Chacun à sa manière peut faire passer les messages", a-t-il indiqué. Le chef de l'Etat a en revanche redit que l'Iran avait droit, "comme tout le monde",  au nucléaire civil. Tout recours à la force contre l'Iran sera un "désastre", a pour sa part averti Bachar al Assad, tout en s'engageant à contribuer à un règlement pacifique de la crise suscitée par le programme nucléaire de Téhéran. 
 
Jeudi, l'événement-phare de cette visite sera le sommet quadripartite qui réunira la France, la Syrie, le Qatar, qui préside le Conseil de coopération du Golfe, et la Turquie. Il portera sur les discussions indirectes entre Israël et la Syrie, dont Ankara est l'entremetteur, et plus globalement les questions du Proche-Orient. Nicolas Sarkozy a proposé, qu'en temps voulu, la France serve de parrain à des négociations directes entre les deux pays. Ce que Bachar al-Assad semble vouloir : le président syrien a déclaré que la Syrie voulait que la France joue un rôle dans les négociations indirectes de paix entre son pays et Israël.

le 03 septembre 2008 à 19:33
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2 Commentaires

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  • Dennis, le 03/09/2008 à 21h32

    Bravo Président Sarkozy, grâce à vos initiatives et votre détermination la Syrie ne restera pas sur le bord du chemin et pourra réintégrer la diplomatie mondiale. Il faut que la France soit toujours un interlocuteur de choix et de poids dans la diplomatie, j'ai pu le constater avec Mr KHADAFI, la Russie et la Tchétchénie, les Farc la Colombie et Ingrid Betancourt, les infirmières bulgares, etc... Grace à tout ceci la France retrouve sa place privilégie dans la diplomatie. Vive la France, vive la République, pays des libertés et des droits de l'homme.

  • Thierry la Fronde, le 03/09/2008 à 21h16

    Sarko est encore une nouvelle fois en train de se faire rouler dans la farine. Pour être le Roi du Monde, il faut avoir la plus grande armée. Quand on voit l'état de l'armée française....

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