Ehud Olmert bientôt inculpé pour corruption

le 26 novembre 2008 à 17h46 , mis à jour le 26 novembre 2008 à 20h36

Le Premier ministre israélien du gouvernement de transition va être inculpé dans une des affaires de corruption dans lesquelles il est soupçonné d'être impliqué.

TF1/LCI : Ehud Olmert interviewé sur la chaîne de télévision allemande N24 Sat1Ehud Olmert interviewé sur la chaîne de télévision allemande N24 Sat1 © TF1/LCI

La police israélienne avait recommandé l'inculpation d'Ehud Olmert dans deux affaires distinctes de malversations. Pour l'une d'entre elles, une affaire de voyages défrayés plusieurs fois, il va être inculpé, se rapprochant ainsi un peu plus d'un procès. En tout, le nom du Premier ministre du gouvernement de transition apparaît dans six dossiers.

Les deux dossiers pour lesquels la police avait recueilli suffisamment de preuves pour recommander son inculpation pour "corruption" et "abus de confiance" sont une affaire d'escroquerie, et une grave affaire de transferts illégaux de fonds.

Les dossiers qui pèsent sur la réputation d'Ehud Olmert

Dans la première d'entre elles, pour laquelle il va donc être formellement inculpé, la police le soupçonne d'avoir pris l'habitude, quand il était maire de Jérusalem, puis ministre de l'Industrie et du Commerce, de s'adresser en même temps à  diverses institutions, dont l'Etat, afin que toutes financent le même voyage. L'agence de voyages à laquelle il s'adressait aurait alors envoyé à chacune de ces institutions des factures différentes pour le même vol, comme si chacune d'entre  elles était la seule à le financer. Les sommes ainsi obtenues auraient en partie été reversées sur un  compte privé du Premier ministre pour financer des voyages privés à l'étranger pour  lui et sa famille. Des soupçons de fraude que rejette "catégoriquement" le Premier ministre israélien.

Mais ce n'est pas la seule affaire qui pèse sur les épaules d'Ehud Olmert. Et dans un deuxième cas au moins, il pourrait aussi être bientôt inculpé. Cette affaire, au fort retentissement politique, avait éclaté il y a quelques mois. Dans une déposition, le 27 mai au tribunal de district de Jérusalem, l'homme d'affaires américain Morris Talansky avait affirmé avoir remis en quinze ans en liquide dans des enveloppes plus de 100.000 dollars à Ehud Olmert alors qu'il était maire de Jérusalem puis ministre de l'Industrie et Commerce. Le Premier ministre s'était défendu en expliquant avoir utilisé cet argent uniquement  pour le financement de campagnes électorales.  Mais la classe politique israélienne avait dès lors multiplié les  appels à la démission d'Olmert, dont la popularité avait plongé vertigineusement dans les sondages, précipitant son annonce d'un départ du pouvoir. 

le 26 novembre 2008 à 17:46
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