La bande de Gaza bombardée le 29 décembre 2008. © TF1/LCIGaza a connu lundi son 3e jours de bombardements. Et l'opération dite "plomb durci" n'est apparemment pas prêt de cesser. Le but de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza est de faire tomber le régime du Hamas, a ainsi affirmé lundi le vice-Premier ministre israélien Haïm Ramon sur la chaîne privée "10", tandis que les réactions internationales pleuvent (lire notre article). Et le ministre israélien de la Défense Ehud Barak à la Knesset (Parlement) a déclaré qu'Israël était engagé dans une guerre "sans merci" contre le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza, avant de réitérer lundi soir ses menaces contre le Hamas. "Si les tirs criminels contre Israël et ses citoyens ne cessent pas totalement, Israël aura recours à tous les moyens et tous les types d'actions légaux dont il dispose pour faire en sorte que l'ennemi mette un terme à ses agressions illégales", a-t-il affirmé. Parallèlement aux frappes aériennes qui se sont poursuivis lundi, Israël a donné son feu vert lundi à la mobilisation de milliers de réservistes en vue d'une offensive terrestre sur le territoire palestinien.
Selon l'ONU, citant un bilan des services hospitaliers, l'offensive israélienne à Gaza a fait 57 morts civils, dont 21 enfants, parmi les 345 victimes d'ores et déjà dénombrées. Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur du gouvernement du Hamas a également été bombardé, a rapporté le Mouvement de la résistance islamique. On compte également au moins 950, peut-être 1.400 blessés. L'envoyé spécial des Nations unies au Proche Orient a protesté lundi auprès d'Israël à la suite de la mort de huit étudiants formés par son personnel lors de raids aériens israéliens à Gaza qui ont frappé deux de ses bâtiments. Pour parer à l'urgence sanitaire, Ehud Barak, a autorisé dimanche plus de 100 camions à délivrer de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, a annoncé son ministère.
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a accusé Israël de "commettre un holocauste au vu et au su du monde entier, qui n'a pas bougé le petit doigt". La "résistance palestinienne se réserve le droit de riposter à cette agression par des opérations de martyr", c'est-à-dire des attentats suicide, a-t-il affirmé. Le Hamas a d'ailleurs démenti être disposé à signer un cessez-le-feu, comme l'avait rapporté le ministère sénégalais des Affaires étrangères.
Les chars se massent à la frontière
12 Palestiniens ont été tués et 30 autres blessés dans deux raids aériens israéliens menés en début de soirée à Beit Lahya et Beit Hanoun, deux localités dans le nord du territoire. Ils visaient notamment la maison d'un activiste de la branche armée du Hamas.
En face, deux Israéliens ont été tués lundi soir par des tirs de roquette contre le sud d'Israël, rapportent des médias israéliens, ce qui porte à 4 le nombre de victimes israéliennes de roquettes palestiniennes depuis le lancement, samedi, de l'offensive aérienne d'Israël. Au total, une vingtaine de roquettes ont été tirées dimanche depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël. En soirée lundi, trois autres roquettes se sont abattues sans faire de blessé sur une route proche de Gan Yavné, à la hauteur d'Ashdod, a indiqué le Maguen David Adom, équivalent israélien de la Croix Rouge.
Laissant planer la menace d'une offensive terrestre à Gaza, Israël a mobilisé 6.500 réservistes, a annoncé un haut responsable à l'issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Israël a commencé à masser des chars et des troupes à la lisière de la bande de Gaza. L'aviation a dans le même temps poursuivi ses raids contre ce territoire, visant notamment le "Saraya", un complexe abritant la principale prison de Gaza et un quartier général des services de sécurité du Hamas, et en soirée des ateliers de fabrication de roquettes. Lundi matin, l'armée israélienne a instauré une "zone militaire fermée" autour de la bande de Gaza, expliquant vouloir prévenir les tirs de roquettes contre Israël. Un porte-parole de l'armée a précisé que cette zone tampon de deux à quatre kilomètres pourrait être interdite aux civils et aux journalistes. La maison d'un responsable de la branche militaire du Hamas, Maher Zakout, a été détruite lundi par l'aviation israélienne. Celui-ci ne s'y trouvait pas au moment du raid mais quatre membres de sa famille ont été tués et une vingtaine d'autres personnes blessées, selon le Hamas.
De l'autre côté de la frontière, la police égyptienne a tiré des coups de feu en l'air pour empêcher des dizaines de Palestiniens d'entrer en Egypte au nord du terminal de Rafah. Le Caire a déployé de nouveaux renforts dans ce secteur. En soirée, un policier égyptien a été tué par balle et un autre blessé à Rafah par des tirs en provenance de la bande de Gaza, selon les services de sécurité égyptiens et des sources médicales, qui ignoraient qui était à l'origine de ces tirs. Le mouvement islamiste Hamas qui a accusé l'Egypte de complot avec Israël, a réclamé dimanche l'ouverture permanente du terminal de Rafah.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




