Chars de Tsahal © TF1/LCI 
Les blessés affluent en Egypte
Tard jeudi soir, le Hamas a fait savoir à l'Egypte, qui sert de médiateur, qu'il accepterait un cessez-le-feu d'un an renouvelable dans la bande de Gaza. Mais il a posé ses conditions : il exige qu'Israël retire ses forces dans un délai d'une semaine et rouvre immédiatement les points de passage vers le territoire. Le mouvement islamiste demande également que l'ouverture de ces points de passage soit garantie par l'Egypte et la communauté internationale (cliquez ici pour lire notre article).
Vendredi matin, Israël n'avait toujours pas donné sa réponse officielle. Selon des sources diplomatiques israéliennes et occidentales, l'Etat hébreu aurait demandé la modification de plusieurs points de la proposition formulée par le Hamas. Il souhaite notamment que la trêve soit indéterminée et que la gestion des passages à la frontière avec l'Egypte soit confiée à l'Autorité palestinienne -celle-ci ne contrôle plus Gaza depuis juin 2007. Ce refus du Hamas d'autoriser la présence de l'Autorité palestinienne à la frontière pourrait déboucher sur le déploiement d'une force internationale. Mais Israël n'y est guère favorable, tandis que le mouvement isalmiste serait ouvert à la présence d'observateurs turcs.
Le temps que les discussions portent leurs fruits, la décision officielle pourrait n'intervenir que samedi. Le Premier ministre Ehud Olmert a néanmoins fait un pas en avant : "J'espère que nous arrivons à la fin", a-t-il déclaré, renvoyant sans surprise la balle dans le camp adverse. "Evidemment, cela ne dépend pas que de nous". Pour trouver enfin cette solution, un nouveau ballet diplomatique s'est mis en place : Amos Gilad, le négociateur israélien, est retourné au Caire. De son côté, Tzipi Lvini, la ministre israélienne des Affaires Etrangères, se rendra à Washington.
Sur le terrain, l'offensive israélienne est entrée dans sa troisième semaine. Néanmoins, une accalmie notable était notée ce vendredi par rapport aux jours précédents. Depuis le lancement de l'opération le 27 décembre, 1.105 Palestiniens ont été tués selon le Hamas. Israël signale de son côté la mort de dix militaires et trois civils.
D'après agence
Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.
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