La bande de Gaza bombardée le 29 décembre 2008. © TF1/LCIA New York, la communauté internationale tente de se mettre d'accord. A Gaza, les raids se poursuivent sur les positions du Hamas et les roquettes pleuvent de l'autre côté de la frontière, sur Israël. Jeudi, alors qu'à Bersheeba, le Premier ministre israélien Ehud Olmert jurait de traiter le Hamas d'une "main de fer", un haut responsable politique du Hamas, Nizar Rayyan, a été tué lors d'un bombardement de l'aviation israélienne dans la bande de Gaza, la victime de plus haut rang tuée depuis le début de l'offensive israélienne il y a six jours. A l'ONU, la réunion d'urgence du Conseil de sécurité avait pris fin dans la nuit sans qu'un vote soit organisé sur le projet de résolution soumis par la Libye. Des négociations doivent avoir lieu ces prochains jours dans le but de rédiger un texte faisant consensus, puisque des représentants de pays occidentaux décrivent le projet de résolution comme étant partial dans sa forme actuelle.
Les pays arabes, à l'origine de la réunion et du projet de texte, demandaient l'adoption d'une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat entre Israël et les activistes palestiniens. Mais la formulation du texte ne devrait pas être acceptée en l'état par les Etats-Unis et d'autres puissances occidentales, ont estimé des diplomates. Le document appelle à "un cessez-le-feu immédiat et à son respect absolu par les deux camps" et demande la protection des civils palestiniens, l'ouverture des points de passage de la bande de Gaza et "la pleine restauration du calme". Il dénonce en outre "le recours excessif, disproportionné et indiscriminé à la force par Israël", mais ne fait allusion aux tirs de roquette des activistes palestiniens que par une référence à la "détérioration de la situation dans le sud d'Israël". Le texte "nécessitera beaucoup de travail", a estimé un diplomate occidental.
L'offensive terrestre imminente ?
Dans le même temps, Israël affiche sa fermeté. "Nous sommes déterminés à élargir et approfondir notre opération jusqu'à ce que nous atteignions les objectifs que nous nous sommes fixés. C'est ce que nous avons dit et c'est ce que nous ferons", a affirmé mercredi soir le ministre israélien de la Défense Ehud Barak. Après le rejet des propositions de trêve, les médias israéliens spéculent désormais sur l'imminence d'une offensive terrestre. "Nos forces terrestres sont toujours déployées autour de la bande de Gaza et sont prêtes à agir si l'ordre en est donné", a simplement indiqué dans la nuit la porte-parole militaire Avital Leibovitz. En cas d'offensive terrestre dans la bande de Gaza, le Hamas s'est engagé mercredi à combattre l'armée israélienne "jusqu'au dernier souffle", même si jeudi le Hamas a annoncé qu'il acceptait "sous conditions" les propositions formulées par l'Union européenne en vue d'une trêve avec Israël, avant de démentir.
Sur le terrain, les raids eux se poursuivaient jeudi, pour la sixième journée consécutive. L'armée israélienne a annoncé avoir visé depuis minuit une trentaine de cibles du Hamas, notamment des "ministères" du mouvement islamique, un bâtiment du Parlement palestinien, des tunnels de contrebande et des ateliers "de fabrication de roquettes". Cinq Palestiniens, dont une femme, ont été tués et au moins une quarantaine blessés, près de la frontière égyptienne. Ces nouveaux raids portent à plus de 400 le nombre de Palestiniens tués depuis le début de l'opération israélienne dans la bande de Gaza samedi dernier, dont 180 civils, et à près de 2000 blessés.
Sarkozy sur place lundi |
Nicolas Sarkozy se rendra lundi en Egypte, en Cisjordanie et en Israël, et mardi en Syrie et au Liban dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient, a annoncé mercredi l'Elysée. Lundi, le chef de l'Etat se rendra au Caire pour un déjeuner avec son homologue égyptien Hosni Moubarak. Il s'entretiendra ensuite à Ramallah avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, entretien qui se déroulera en compagnie de la délégation ministérielle de l'Union européenne conduite par le ministre tchèque des Affaires étrangères. Il se rendra ensuite à Jérusalem où il dînera avec le Premier ministre Ehud Olmert. Mardi, il se rendra à Damas pour un entretien avec son homologue syrien Bachar al-Assad, puis à Beyrouth, où il rencontrera le président libanais Michel Sleimane, le Premier ministre Fouad Siniora, ainsi que le président du Parlement Nabih Berri. Mardi après-midi, il sera comme annoncé précédemment au Sud-Liban pour adresser ses voeux aux armées au camp militaire d'At Tiri, où est basé le contingent français de la Force des Nations Unies au Liban (Finul). |
D'après agence
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