Israël avertit d'une "intensification de ses opérations"

le 10 janvier 2009 à 07h33 , mis à jour le 10 janvier 2009 à 22h05

Tsahal a largué samedi des tracts sur Gaza-ville appelant la population palestinienne à s'éloigner "des terroristes, des dépôts et des armes".

Les dégâts des bombardements à Gaza, le 10 janvier 2009Les dégâts des bombardements à Gaza, le 10 janvier 2009 © LCI

 
Situation humanitaire sans précédent


Deux semaines après le début de son offensive dans la bande de Gaza, et alors que l'armée israélienne estime avoir tué plus de 550 combattants palestiniens, Israël a poursuivi samedi ses bombardements sur le nord du territoire, tuant une vingtaine de personnes, dont huit membres d'une même famille, selon des sources palestiniennes, ce que dément Tsahal. L'aviation israélienne a également largué des milliers de tracts en arabe sur Gaza-ville, avertissant la population d'une prochaine "intensification de ses opérations" dans le territoire palestinien, "contre les tunnels, les  dépôts d'armes, et les terroristes dans toute la bande de Gaza". "Pour votre sécurité et celle de votre famille, il vous est demandé de ne pas vous approcher des terroristes, des dépôts et des armes", explique le tract. Le même message a également été envoyé par texto sur les téléphones portables d'habitants de Gaza, même si l'armée n'en a pas confirmé la teneur. De son côté, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a continué samedi à lancer des roquettes sur Israël, estimant ne pas être "concerné" par la résolution de l'ONU

Pendant ce temps, la diplomatie poursuit tant bien que mal ses efforts. Une délégation du mouvement islamiste était au Caire samedi pour discuter du plan égyptien pour un cessez-le-feu. Depuis l'Egypte, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pressé le Hamas d'accepter "sans hésitation" le plan du président égyptien, qui avait proposé mardi une sortie de crise prévoyant notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée", permettant l'établissement de couloirs humanitaires et laissant le temps à l'Egypte d'oeuvrer pour un cessez-le-feu "global et définitif". Samedi soir Khaled Mechaal, le chef politique en exil du Hamas, a déclaré que son mouvement n'envisagerait pas de cessez-le-feu dans la bande de Gaza avant qu'Israël mette fin à son offensive militaire et rouvre les passages frontaliers de l'enclave côtière. "Qu'Israël se retire d'abord, que l'agression cesse d'abord,qu'on ouvre les passages et alors on pourra examiner la question de l'accalmie", a-t-il déclaré dans un discours télévisé à Damas, la capitale syrienne. 

Craintes de débordements à Paris
 
L'ONU a annoncé de son côté samedi qu'elle allait reprendre l'acheminement d'aide humanitaire, après avoir reçu des "assurances crédibles que la sécurité des personnels, ses installations et ses opérations humanitaires seraient pleinement respectées". L'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens avait interrompu jeudi ses opérations à Gaza après qu'un de ses chauffeurs palestiniens eut été tué par des tirs attribués à un char israélien, ce que Tsahal a démenti samedi, pointant du doigt le Hamas. Selon des responsables de l'ONU, 80% des 1,5 million d'habitants de Gaza ont besoin d'aide humanitaire et la situation sur place est "extrêmement préoccupante". La majeure partie du territoire est en effet privée d'électricité et les déjections s'entassent dans les rues. 21.000  personnes sont à présent hébergées dans des écoles de l'ONU, où manquent les couvertures et autres matériels de première nécessité.

Depuis le début de l'offensive israélienne, les services de secours estiment que 854 personnes ont trouvé la mort. Parmi eux, 270 enfants, a estimé le chef des services d'urgence dans la bande de Gaza, Mouawiya Hassanein. Selon le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, l'armée israélienne "n'a atteint aucun de ses objectifs" militaires à Gaza.

Lire notre article sur les manifestations à Paris et dans toute la France en cliquant ici

Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien. 

(D'après agence)

le 10 janvier 2009 à 07:33
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