© AFP/S. KhatibMardi, le bombardement de l'école de l'Onu à Jabaliya a fait plus de quarante victimes civiles -Israël affirme que des membres du Hamas s'y étaient retranchés pour lancer des obus des mortiers, ce que démentent les Nations unies.
Jeudi après-midi, l'organisation a fait savoir que ses agences présentes dans la bande de Gaza, notamment l'UNRWA (Office de secours de l'Onu pour les réfugiés palestiniens), stoppaient toutes leurs activités en raison du danger que représentent les tirs israéliens "contre ses installations et son personnel". Un employé de l'UNRWA a en effet été tué ce jeudi. Il circulait dans un convoi qui a été touché par un obus israélien. Ce convoi avait pourtant été coordonné avec l'armée israélienne. "Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes", explique l'UNRWA, qui distribue de la nourriture à 750.000 personnes.
Pourtant, selon l'UNRWA, la crise humanitaire empire "d'heure en heure" et place la population dans une "situation critique", en dépit de l'interruption quotidienne des combats par l'armée israélienne pendant trois heures. Cette interruption est jugée "insuffisante".
Par ailleurs, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accuse Israël de ne pas respecter le droit humanitaire international en entravant la circulation des ambulances. Il évoque notamment la découverte de quatre enfants affamés retrouvés près des cadavres de leurs mères dans une maison bombardée du quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza. "Israël a retardé l'accès des équipes de secours à la zone touchée. C'est un incident choquant. L'armée israélienne a dû avoir connaissance de cette situation mais n'a pas porté assistance aux blessés. Elle ne nous a pas davantage autorisés, pas plus que le Croissant-Rouge palestinien, à porter assistance aux blessés", affirme le CICR. Dans ce cas précis, il estime que Tsahal n'a pas respecté ses obligations en vertu du droit humanitaire international de soigner et évacuer les blessés.
Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.
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