Refus du Hamas, tentative onusienne

Par D.H. (avec agence), le 08 janvier 2009 à 13h50 , mis à jour le 08 janvier 2009 à 22h55

Le mouvement islamiste estime que l'initiative franco-égyptienne n'est "pas valable" pour résoudre la crise. L'ONU travaillait jeudi soir à une résolution.

gaza israël hamasGaza, le 6 janvier 2009. © TF1/LCI

On pensait le plan de paix lancé par les efforts conjoints de l'Egypte et de la France sur de bons rails après qu'Israël s'est dit favorable au texte, même sous certaines conditions (lire notre article). On attendait donc la réponse du Hamas. La voici : le Hamas, ainsi que 7 autres organisations palestiniennes basées à Damas, dont le Jihad islamique, ont affirmé jeudi que l'initiative égyptienne en vue d'une trêve permanente dans la bande de Gaza "ne constituait pas une base valable", selon le chef du Front de lutte palestinien (FLP) et porte-parole des organisations palestiniennes basées à Damas.

"L'initiative franco-égyptienne ne contribue pas à trouver une solution, car elle menace la résistance et la cause palestiniennes en permettant à l'ennemi (israélien) de poursuivre son agression", ajoute un communiqué de ces mouvements publié à Damas. Ces mouvements "rejettent la présence de forces ou d'observateurs internationaux à Gaza, car cela vise à défendre la sécurité de l'occupation et à renforcer le blocus sur la résistance", selon le texte. Ils appellent à "l'arrêt de l'agression, au retrait (des forces israéliennes) sans délai, à la levée du blocus et à l'ouverture des points de passage (avec Gaza), notamment celui de Rahah", entre l'Egypte et le territoire palestinien.

La diplomatie occidentale planche encore

Le plan élaboré par le président égyptien Hosni Moubarak, en coordination avec son homologue français Nicolas Sarkozy, prévoit notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée" afin de permettre l'ouverture de couloirs humanitaires, la poursuite des efforts égyptiens en vue d'une trêve permanente et des arrangements pour sécuriser les frontières de la bande de Gaza avant leur éventuelle réouverture.

Face à ce refus, une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU était organisée jeudi soir à Washington. Les ministres des Affaires  étrangères occidentaux et arabes étant parvenus jeudi à un accord sur les termes d'une résolution en vue d'un cessez-le-feu immédiat à Gaza, l'ONU devait en effet passer au vote. Dans la journée, on apprenait que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont abandonné leurs objections contre un projet de résolution contraignante de l'Onu et travaillaient désormais sur un texte appelant à un "cessez-le-feu immédiat" dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis et leurs alliés prônaient jusqu'alors une simple déclaration de la présidence du Conseil de sécurité, bien moins conséquente qu'une résolution que réclamaient les capitales arabes, soumises à la pression de leurs opinions publiques, et dont Israël ne veut pas entendre parler.

Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.

Par D.H. (avec agence) le 08 janvier 2009 à 13:50
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