Mahmoud Abbas, lors d'un discours à la télévision palestinienne © TF1/LCIAlors qu'un calme précaire règne sur Gaza, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a proposé lundi au mouvement islamiste Hamas rival la formation d'un gouvernement "d'entente nationale" qui organiserait des élections législatives et présidentielles simultanées. "Désormais, il faut un gouvernement d'entente nationale qui prendra à sa charge d'organiser des élections législatives et présidentielles" en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a-t-il déclaré dans un discours lors de l'ouverture d'un sommet arabe à Koweït. Une proposition qui intervient au lendemain du cessez-le-feu proclamé séparément à Gaza par Israël et le Hamas. Sur le plan diplomatique, plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement européens (dont la France) et arabes avaient apporté dimanche au Caire leur soutien au plan égyptien prévoyant la fin totale des violences dans la bande de Gaza. L'Egypte a invité Israël et les organisations palestiniennes de Gaza à tenir de nouveaux entretiens séparés au Caire jeudi, dans l'optique d'obtenir leur accord. (Lire notre article)
Sur le terrain, de part et d'autre, le cessez-le-feu provisoire était complètement respecté lundi matin. La nuit de dimanche a été calme, pour la première fois depuis 22 jours sur Gaza. "Il n'y a eu aucun signalement de quelque activité que ce soit", a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne. Des sources de sécurité palestiniennes ont également évoqué une situation totalement calme dans le territoire. Dimanche, quelque heures après l'instauration d'un cessez-le-feu unilatéral par l'Etat hébreu, le mouvement islamiste Hamas avait à son tour annoncé, de Damas, une cessation des hostilités, et donné une semaine à Israël pour quitter entièrement la bande de Gaza.
Sarkozy : "Il faut aller plus loin"
Les Palestiniens ont remporté "une grande victoire" contre Israël, a estimé dimanche soir le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh. "L'ennemi n'est parvenu à atteindre aucun de ses objectifs", a-t-il lancé lors d'une allocution télévisée. Côté Israélien, le retrait "progressif" de l'armée de la bande de Gaza est en cours. Israël veut "sortir de la bande de Gaza le plus vite possible, dès que la sécurité du sud du pays sera assurée", a souligné le Premier ministre Ehud Olmert qui, samedi, avait assuré qu'Israël avait atteint tous ses objectifs "et même au-delà". Les chars ont quitté leur principale position dans l'ancienne colonie de Netzarim, au sud de Gaza-ville, ouvrant pour la première fois depuis le 3 janvier la route entre le sud et le nord du territoire. Les troupes ont également quitté des positions autour de Jabaliya et Beit Lahya, dans le nord de Gaza et selon des sources politiques, les forces israéliennes déployées dans la bande de Gaza auront probablement achevé leur retrait mardi.
A la faveur de ce cessez-le-feu, les services de secours palestiniens sillonnent de leur côté les régions bombardées, découvrant une centaine de corps qui n'avaient pu être récupérés en raison des combats. Le calme a permis aux Palestiniens de quitter leur maison, s'aventurant dans les rues pour juger de l'ampleur, immense, des dégâts. En trois semaines, au moins 1300 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 108 femmes, et plus de 5300 blessés, selon les services d'urgence de Gaza. Côté israélien, 10 militaires et trois civils sont morts.
D'après agence
Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.
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