Dégâts à Gaza après l'offensive israélienne, le 5 janvier 2009 © TF1/LCIAlors qu'une demi-douzaine de dirigeants européens, dont Nicolas Sarkozy, se sont réunis à Charm el-Cheikh pour tenter de donner un coup de pouce à un règlement de la crise à Gaza (lire notre article), le Hamas a annoncé dimanche un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, qui sera observé par tous les groupes palestiniens du territoire. Le groupe islamiste donne une semaine aux forces israéliennes pour se retirer de la bande de Gaza. Une proposition qui n'a pour l'instant pas fait réagir côté israélien, mais qui a déjà été suivie de nouveaux tirs de roquettes contre le sud d'Israël, sans faire de blessé.
Un peu plus tôt dans la journée, l'armée israélienne avait officiellement cessé son offensive dans la bande de Gaza, après que le gouvernement israélien avait décrété un cessez-le-feu unilatéral samedi soir. Mais sur le terrain, plusieurs accrochages ont été signalés. Tsahal a notamment lancé dans la matinée un raid aérien visant des lanceurs de roquettes dans le Sud de Gaza. Des échanges de tirs entre combattants palestiniens et soldats israéliens ont également été signalés près de Rafah par des témoins palestiniens, ainsi que près du camp de réfugiés de Djabalya, ont rapporté l'armée israélienne et le Hamas. Selon un médecin palestinien, une victime a été recensée depuis le cessez-le-feu. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a précisé que Tsahal ne faisait que répondre aux attaques du Hamas, qui "a prouvé encore une fois ce matin que le cessez-le-feu est fragile et qu'il doit être réévalué minute par minute".
Une situation précaire
Dimanche matin, avant l'annonce par le Hamas d'un cessez-le-feu d'une semaine, le mouvement islamiste ne semblait de son côté pas décidé à cesser ses tirs de roquettes, arguant que la trêve unilatérale décrétée par Israël ne mettait pas fin à sa "résistance" face aux forces israéliennes, qui ont tué 1200 Palestiniens en trois semaines d'offensive. "Un cessez-le-feu unilatéral ne signifie pas la fin de l'agression et la fin du siège. Ces derniers constituent des actes de guerre", avait déclaré samedi le porte-parole du mouvement islamiste à Gaza. Dans un message diffusé dimanche par haut-parleur dans une mosquée de Gaza, le Hamas avait même salué la "victoire du peuple palestinien" face à l'armée israélienne, obtenue "grâce à sa résistance". Depuis l'Egypte, le président palestinien Mahmoud Abbas avait lui décrété le cessez-le-feu "insuffisant" et réclamé le retrait des troupes israéliennes de l'enclave.
Sur le plan humanitaire, faute d'accord avec le Hamas, des diplomates craignent qu'Israël ne laisse entrer qu'un faible volume de fournitures à Gaza, ce qui maintiendrait les habitants dans une situation précaire et ferait obstacle aux travaux de reconstruction. Le porte-parole d'Ehud Olmert a déclaré qu'en cas d'accalmie, Israël était prêt à augmenter fortement les livraisons humanitaires dans la bande de gaza, mais il a exclu toute levée du blocus du territoire tant que le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé lors d'un raid transfrontalier en 2006, ne serait pas libéré par ses ravisseurs palestiniens.
D'après agence
Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.
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