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Le seuil des 1.000 morts franchi
Les médecins européens alarmistes
Le bilan des victimes s'est alourdi après de nouveaux raids de l'aviation israélienne dans la nuit contre Gaza, Khan Younès (centre) et la ville de Rafah (sud). Ils ont fait au moins 16 morts palestiniens, dont un adolescent de 13 ans, selon des sources médicales et des témoins. Par ailleurs, cinq personnes ont été blessées dans un bombardement aérien visant une mosquée à Rafah, selon des sources médicales. Depuis le début de l'offensive le 27 décembre, le nombre de morts dans le territoire palestinien est de 1.038 et celui des blessés de plus de 4.850, selon le dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza.
Par ailleurs, 14 roquettes ont été tirées de la bande de Gaza vers Israël mercredi. Les tirs ont fait quatre morts dans le sud d'Israël depuis le début de l'offensive. Au total, dix militaires et trois civils israéliens ont été tués depuis le 27 décembre. Sept soldats ont été blessés mercredi, dont un grièvement.
Résolution de l'ONU restée lettre morte
Alors que ce bilan ne cesse de s'alourdir, une source diplomatique égyptienne a annoncé que Le Caire avait obtenu l'accord du Hamas à son plan visant à mettre fin à la guerre et attendait désormais la réponse d'Israël. Le principal négociateur israélien, Amos Gilad, est arrivé ce jeudi au Caire. Mais un responsable du Hamas à Gaza est resté évasif lors d'une conférence de presse au Caire, ne disant pas clairement si le mouvement acceptait le plan. Le Hamas ne demande pas "l'amendement des grandes lignes" du plan égyptien, mais a présenté sa vision "dans les détails" pour mettre fin à la guerre de Gaza, a-t-il déclaré. Le représentant du Hamas au Liban et membre de sa direction, Oussama Hamdan, a pour sa part affirmé que des "points de divergences" demeuraient dans les discussions.
Face à l'urgence humanitaire, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a entamé mercredi en Egypte une tournée régionale pour tenter d'obtenir l'arrêt des combats, a affirmé qu'il "n'y avait plus de temps à perdre". Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à l'instauration "d'un cessez-le-feu immédiat" est restée lettre morte depuis son adoption le 8 janvier. L'Assemblée générale de l'ONU se réunit jeudi en urgence pour montrer que "la communauté internationale est pleinement en faveur d'un cessez-le-feu immédiat", a expliqué un porte-parole. Mais, selon un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Israël ne se sent "pas sous pression pour mettre fin à l'opération à ce stade". Dans la bande de Gaza, un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.
Un bateau d'aide refoulé |
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D'après agence
Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.
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