Vers un cessez-le-feu unilatéral d'Israël

Par D.H. (avec agence), le 16 janvier 2009 à 14h09 , mis à jour le 16 janvier 2009 à 22h24

Selon des sources politiques israéliennes, l'offensive est "dans son dernier acte". Le cabinet de sécurité pourrait voter samedi soir un cessez-le-feu unilatéral dans la bande de Gaza.

gaza israël © TF1/LCI

 

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    Publié le 08/11/2009 Allô, c'est une roquette
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Vers un déblocage unilatéral ? Les autorités israéliennes pourraient proclamer un cessez-le-feu unilatéral dans la bande de Gaza pour priver le Hamas du bénéfice politique qu'il aurait pu tirer d'un accord en bonne et due forme dans le cadre de la médiation égyptienne, selon des sources politiques. Sur fond d'effervescence diplomatique au Caire et à Washington, l'Etat hébreu a laissé entendre que son offensive était entrée "dans son dernier acte", comme les bombardements se poursuivaient vendredi, au 21e jour de conflit.

Le Premier ministre Ehud Olmert réunira samedi soir les membres de son cabinet de sécurité pour décider ou non un arrêt unilatéral de l'offensive, selon des sources politiques reprises par les médias israéliens, ajoutant que l'Egypte en était arrivée à la conclusion que les négociations entamées avec le Hamas n'aboutiraient pas. Aucun responsable n'a pu être contacté au Caire. Mais Mohammed Nasr, un responsable du Hamas qui faisait partie de la délégation venue au Caire discuter du plan égyptien, pourrait y retourner.

Refus réciproques

A Doha, où il a participé aux côtés des présidents syrien et iranien à une réunion organisée par le Qatar pour évoquer la crise de Gaza, le chef du Hamas, Khaled Méchaal, a réaffirmé son hostilité à une trêve aux conditions d'Israël. Le Caire a proposé qu'Olmert, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président égyptien Hosni Moubarak signent leur propre accord dès dimanche en présence du secrétaire général de l'Onu, selon des diplomates occidentaux. Le texte porterait sur des garanties de sécurité à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Le refus de Mechaal était une réponse aux conditions posées quelques heures plus tôt par l'Etat hébreu qui répondait lui-même à une proposition de trêve d'un an sous conditions du Hamas. Parmi les points de désaccord : les points de passage réclamés par le mouvement islamistes et la durée de la trêve. En clair, Israël réclame un cessez-le-feu permanent. En attendant, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui espère un cessez-le-feu "très, très bientôt", a signé avec son homologue israélienne Tzipi Livni un accord bilatéral destiné à empêcher la contrebande d'armes vers ce territoire contrôlé par le Hamas.
 
Le chef en exil du Hamas a aussi demandé à Doha aux dirigeants arabes présents au Qatar d'interrompre leurs relations diplomatiques avec Israël. Soutien du président syrien : Bachar al-Assad a aussitôt appelé à Doha les pays arabes ayant des relations diplomatiques avec Israël à fermer leurs ambassades et à rompre tout contact avec l'Etat hebreu.

Dix morts dans le bombardement d'une maison
 
Au même moment, en France, Nicolas Sarkozy estimait, lors de ses voeux au corps diplomatique, qu'Israël "ne renforce pas sa sécurité" par son intervention militaire à Gaza, appelant de nouveau à l'arrêt des combats. Selon des sources à l'Elysée, le chef de l'Etat français serait prêt à retourner au Proche-Orient pour accélérer un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, en ce 21e jour de conflit.
 
Dix Palestiniens ont été tués vendredi à Gaza dans le bombardement israélien d'une maison où s'étaient rassemblés des membres d'une famille en deuil, ont annoncé des sources médicales palestiniennes.

Des milliers de partisans du Hamas ont participé vendredi à Gaza aux funérailles de Saïd Siam, un chef de premier plan du mouvement islamiste palestinien tué la veille dans un raid aérien israélien. Au moins 1.130 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants, et plus de 5.130 blessés, selon un dernier bilan des services d'urgence palestiniens. Plus de 550 combattants du Hamas ont été tués, selon l'armée israélienne. Trois civils et 10 soldats israéliens ont été tués et plus de 150 blessés.

Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien. 

Par D.H. (avec agence) le 16 janvier 2009 à 14:09
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