Tsahal s'enfonce dans Gaza-ville

le 13 janvier 2009 à 06h26 , mis à jour le 13 janvier 2009 à 09h19

Les blindés israéliens ont opéré avant l'aube des incursions dans plusieurs quartiers. Les combattants palestiniens répliquent par des obus de mortier et des roquettes.

Les tirs sur Gaza, le 13 janvier 2009Les tirs sur Gaza, le 13 janvier 2009 © LCI

Au 18e jour de l'offensive contre le Hamas, les blindés de l'armée israélienne, soutenus par des moyens aériens, ont opéré mardi avant l'aube des incursions dans trois quartiers de la ville de Gaza. Les combattants palestiniens répliquaient en tirant des obus de mortier et des roquettes RPG. "C'est la nuit la plus longue depuis le début de la guerre. Les minutes sont interminables, lourdes", témoigne le correspondant de l'AFP sur place, alors que les blindés  étaient stationnés à seulement 400 mètres de sa maison.

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Au moins une personne est morte à Zeitoun, selon des sources médicales  palestiniennes. Dans un autre quartier périphérique, cheikh Radouane, trois personnes ont été blessées lors de la destruction de leur maison dans un raid aérien, selon des habitants. L'aviation a également mené des raids nocturnes à Rafah pour détruire des tunnels reliant le sud de la bande de Gaza à l'Egypte. Selon l'armée, 60 cibles ont été atteintes lundi, dont 20 tunnels de contrebande et neuf sites de tirs de roquettes. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a elle affirmé avoir détruit deux chars israéliens à Zeitoun et tué un nombre indéterminé de militaires dans le village de Khouzaa, près de Khan Younès. Ces affirmations ont été démenties par l'armée.
 
"Mettre à l'effusion du sang de nos enfants"
 
La guerre se poursuit également dans les communiqués : le Premier ministre israélien Ehud Olmert a menacé de frapper d'"une main de fer", parce que le peuple "ne veut plus tolérer" les tirs de roquettes. Depuis Gaza, le Hamas lui a répondu en promettant "la victoire". "Gaza ne tombera pas" a affirmé le Premier ministre du gouvernement islamiste. Ismaïl Haniyeh a cependant laissé la porte ouverte aux négociations. Le Hamas est également prêt à "examiner d'une manière positive toute initiative susceptible de mettre fin à cette agression et à l'effusion du sang de nos enfants", faisant allusion au plan égyptien visant à trouver une sortie négociée à la guerre, passant par un cessez-le-feu qui permettrait un accord sur la fin  du blocus israélien et la contrebande d'armes vers Gaza. Une nouvelle réunion de l'Onu est prévue dans l'après-midi, tandis que le secrétaire général Ban Ki-moon doit se rendre dans la région. Par ailleurs, un haut responsable du ministère de la Défense israélien, Amos  Gilad, pourrait se rendre au Caire mardi pour discuter d'un éventuel arrêt des combats.
 
A Prague, la présidence tchèque de l'UE a annoncé qu'elle comptait organiser  une conférence de donateurs pour répondre aux besoins humanitaires de la population de Gaza, où la situation demeure tragique. Un million de personnes  vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et où les hôpitaux fonctionnent  grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU. Selon les urgences à Gaza, 919  Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne, dont 277 enfants, 97 femmes et 92 personnes âgées et plus de 4.100 autres ont été blessés. Israël affirme avoir porté un coup sévère au Hamas en tuant plus de 550 de ses combattants et blessant des milliers d'autres. Mais l'opération n'a pas fait cesser les tirs de roquettes sur le sud d'Israël, où une trentaine d'engins se  sont abattus lundi sans faire de victimes, selon l'armée. Dix militaires et  trois civils israéliens ont été tués depuis le début de l'opération le 27 décembre.

L'armée israélienne visée par des tirs depuis la Jordanie ?

L'armée jordanienne a catégoriquement démenti  mardi que des tirs aient été effectués à partir du territoire jordanien en direction d'une patrouille israélienne.  Ce démenti intervient après qu'un porte parole militaire israélien ait annoncé qu'une patrouille de gardes-frontières, près du point de passage Yitzhak  Rabin, a essuyé des tirs d'inconnus à partir de la Jordanie, et a répliqué en  ouvrant le feu dans leur direction. Ce genre d'incident est très rare entre les deux pays qui ont signé un  accord de paix en 1994.



D'après agence

Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.

le 13 janvier 2009 à 06:26
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