Le "lanceur de chaussures" plaidera la liberté d'expression

le 19 février 2009 à 05h45 , mis à jour le 19 février 2009 à 10h01

Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi, célèbre dans le monde entier pour avoir lancé ses chaussures sur l'ex-président américain, risque 15 ans de prison.

bush irak attaque chaussuresGeorge W. Bush "attaqué" par Mountazer al-Zaïdi, journaliste irakien qui lui lance ses chaussures, le 14 décembre 2008 à Bagdad © TF1/LCI

Le 14 décembre dernier, en plein milieu d'une conférence de presse de George W. Bush, en visite à Bagdad, et du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, Mountazer al-Zaïdi, un journaliste irakien travaillant pour la chaîne al-Baghdadiya, s'était brusquement levé, avait crié "c'est le baiser de l'adieu, espèce de chien" (ndlr : la pire insulte dans le monde arabe), puis lancé ses chaussures sur le président américain. Ce dernier avait promptement esquivé les projectiles. Des journalistes irakiens avaient rapidement maîtrisé leur collègue jusqu'à l'arrivée des services secrets irakiens et américains (cliquez ici pour revoir : "Bush attaqué avec des chassures  : les images")
 
Pour avoir osé "défier" George W. Bush, Mountazer al-Zaïdi était ensuite devenu un héros dans le monde arabe. Il avait surtout été arrêté et inculpé rapidement. Prévu une première fois le 31 décembre, son procès avait finalement été repoussé. Il s'est ouvert ce jeudi devant la Cour criminelle centrale d'Irak, compétente pour les affaires de terrorisme et située dans la "zone verte", le secteur ultra-protégé de la capitale irakienne.  Il a ensuite été ajourné au 12 mars.

"Protester contre l'occupation"
 
Il est poursuivi pour "agression contre un chef d'Etat étranger". Selon l'article 223 du code pénal irakien, ce geste pourrait lui coûter de 5 à 15 ans de prison si le qualificatif "d'agression caractérisée" est retenu. Mais le tribunal peut estimer qu'il s'agit seulement d'une "tentative d'agression", punie d'un à cinq ans de prison.

Affirmant "qu'il ne faisait que protester contre l'occupation", ses avocats -25 au total !- demande l'annulation de la procédure et sa libération. Leur chef fait remarquer que l'acte de son client ne s'apparente pas à une tentative d'assassinat, "car une chaussure n'est pas un instrument pour tuer. Il voulait juste l'insulter". "L'article 223 concerne les visites officielles en temps normal, or le pays est sous occupation, et le journaliste voulait exprimer son opinion", insiste le conseil.

le 19 février 2009 à 05:45
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4 Commentaires

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  • Lio, le 19/02/2009 à 09h25

    Il plaide la liberté d'expression ! soit mais là il a agressé une personne, ce n'est pas la même chose ! on ne peut pas tout mettre sur le dos de la liberté, il faut aussi voir à respecter les autres !

  • Eric, le 19/02/2009 à 08h51

    Il n'aurait pas lancé de chaussure à Saddam Hussein ce journaliste, il serait déjà mort sinon ! Et grace a qui il est débarrassé de Saddam Hussein qui massacrait ceux qui bronchaient ? Courageux et cohérent le journaliste !

  • Elvi, le 19/02/2009 à 08h05

    La liberté d'expression n'a rien a voir avec la liberte d'agression, Mr le lanceur de chaussure, and Co ...

  • Antoine, le 19/02/2009 à 07h34

    Durant tout son mandat de 2000 a 2008 Bush a menti a la terre entiere sur l'Irak il voulait simplement voler le petrole sous la pression de la mafia petroliere americaine ,j' approuve le geste du journaliste Irakien

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