La mise sur orbite de "Omid", le premier satellite iranien, le 2 février 2009 © TF1/LCIAprès avoir fait décoller sa première fusée en août dernier, l'Iran a placé lundi soir son premier satellite en orbite. "Omid" ("espoir") permet ainsi à Téhéran de franchir une nouvelle étape de son programme spatial. Officiellement, il a "pour objectif d'avoir des communications avec une station à terre pour effectuer des mesures d'orbite et de télémesure".
Mais c'est peu dire que ce nouveau palier est loin de plaire à l'Occident. Les pays occidentaux craignent en effet que ce programme spatial serve surtout à développer les capacités de frappe balistique de l'Iran. Et donc d'allonger la portée de frappe de ses missiles, notamment vers Israël. "Le lancement de ce satellite nous inquiète. Cette technologie est très similaire aux capacités balistiques. On ne peut pas ne pas relier cela aux inquiétudes très fortes sur le développement d'une capacité nucléaire militaire", explique ainsi la France. Le Royaume-Uni se dit quant à lui "profondément préoccupé" et parle d'"inquiétudes (...) considérables dans la mesure où l'Iran ne respecte pas cinq résolutions de l'Onu liées à son programme balistique et nucléaire". Même constat outre-Atlantique aux Etats-Unis, "très préoccupés".
Face à ces critiques, le ministre iranien des Affaires étrangères assure que "les activités satellitaires de l'Iran sont uniquement destinées à la paix. Nos capacités militaires ont des visées défensives". La situation est en fait à peu près identique qu'avec le nucléaire : rien n'interdit à l'Iran de développer un programme spatial, même militaire. Tout comme rien n'interdit à l'Iran de développer un programme d'enrichissement d'uranium s'il est destiné à des fins de nucléaire civil.
Retour MYTF1

Chargement en cours...




