Le logo du tribunal qui contient les lauriers bleus des Nations unies et un cèdre, emblème du Liban © LCIL'ouverture est hautement symbolique. Le tribunal Hariri, de son véritable nom Tribunal spécial pour le Liban, a depuis ce dimanche un lieu physique près de La Haye, dans un bâtiment autrefois utilisé par les services de renseignement néerlandais. "Je vous souhaite la bienvenue à cette cérémonie d'ouverture", a déclaré Robin Vincent, le greffier du TSL, en dévoilant le logo du tribunal qui contient les lauriers bleus des Nations unies et un cèdre, emblème du Liban. La cérémonie s'est déroulée en présence notamment du procureur du tribunal, le Canadien Daniel Bellemare, qui a dirigé la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005. Et l'événement a d'ores et déjà été salué par Saad Hariri, fils du dirigeant défunt et l'un des piliers de la majorité parlementaire antisyrienne : il y a vu un fait "historique" qui consacre la volonté des Libanais de se défendre contre la terreur.
Liban: le Hezbollah bien visé dans l'enquête Hariri
Le ministre de l'Intérieur libanais a confirmé vendredi les noms de quatre suspects de la milice chiite cités dans les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'Onu enquêtant sur l'assassinat en 2005 du Premier ministre Rafic Hariri.
Publié le 01/07/2011
Assassinat d'Hariri : le Hezbollah jette le trouble sur Israël
Film à l'appui, Nasrallah, chef du mouvement islamiste, a mis directement en cause l'Etat hébreu dans la mort de Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre libanais.
Publié le 10/08/2010
Le président syrien et le roi saoudien au chevet du Liban
Lors de leur visite symbolique à Beyrouth, Bachar al-Assad, qui effectuait son premier déplacement au Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, et Abdallah ont tenté de désamorcer les tensions autour de la possible mise en cause du Hezbollah par le "tribunal Hariri".
Publié le 30/07/2010
Le tribunal, mis sur pied pour juger les auteurs présumés d'attaques terroristes au Liban - dont l'assassinat de l'ex-Premier ministre - ne disposait jusqu'alors que d'une existence juridique, et ce depuis le 10 juin 2007, conformément à la résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations unies. Certes, la salle d'audience, installée à Leidschendam dans un gymnase où s'entraînaient les agents néerlandais, reste à aménager. Et elle ne devrait pas être utilisable avant novembre. Certes, il faudra sûrement des années encore avant l'ouverture effective d'un premier procès. Personne ne cherche d'ailleurs à cacher l'ampleur du chemin encore à parcourir.
"Ce tribunal pourrait servir de modèle"
En attendant les premières audiences effectives, l'instance s'étoffe et s'organise. Outre son procureur, onze juges, dont quatre Libanais, seront amenés à siéger au Tribunal. Leur identité est tenue secrète pour raisons de sécurité. Environ 350 personnes travailleront la première année au Tribunal. Son budget s'élève à 51,4 millions dollars en 2009 (44 millions d'euros), dont 49% sont payés par le Liban et 51% par des Etats membres de l'ONU. Il devrait largement suffire, selon Robin Vincent : "Nous avons plus qu'assez d'argent. Les finances de ce tribunal sont extrêmement saines".
Le Tribunal spécial pour le Liban, qui appliquera le code pénal libanais, pourra juger des accusés par défaut, ce qui est "peu habituel" en justice internationale, reconnaît le greffier. Aussi, note Sami Salhab, professeur de droit international à l'Université du Liban, "il existe un risque que certains pays refusent de coopérer, en ne livrant pas les suspects, ou que certains suspects disparaissent. Mais s'il n'y a pas d'obstacles, que ce soit d'individus, d'organisations ou de pays, ce tribunal pourrait servir de modèle".
A partir de ce dimanche, le procureur a soixante jours pour demander aux autorités libanaises le transfert de suspects et de preuves au Tribunal. Des cellules de détention ont d'ores et déjà été louées à l'Etat néerlandais dans la prison de Scheveningen, un quartier balnéaire de La Haye. Elles sont "opérationnelles, avec du personnel, et prêtes à recevoir quiconque on attraperait", assure le greffier du tribunal. Quant à date de la première audience, "cela dépend du succès qu'aura le procureur dans la poursuite de son enquête", estime Robin Vincent. "Seul le procureur sait à quel stade d'avancement se trouve son enquête". Trois des sept personnes détenues dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri ont été libérées mercredi sous caution. Elles étaient soupçonnées notamment d'avoir passé sous silence des informations et induit les enquêteurs en erreur. Quatre généraux, considérés comme les piliers de l'ancien système sécuritaire libanais à l'époque de la tutelle syrienne, restent actuellement en détention.
D'après agence
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