Livni : pas de Kadima dans un gouvernement Netanyahu

le 15 février 2009 à 22h57 , mis à jour le 15 février 2009 à 23h00

"Je n'ai nullement l'intention de participer à un gouvernement d'union nationale dirigé par Bibi", a écrit Tzipi Livni au Premier ministre sortant Ehud Olmert, en plein Conseil des ministres.

Tzipi LivniTipi Livni en février 2009 © Reuters

La ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni a vertement fait savoir dimanche au Premier ministre Ehud Olmert que son parti, Kadima, ne ferait pas partie d'un gouvernement dirigé par le chef du Likoud Benjamin Netanyahu, connu sous le surnom de Bibi.

"Je n'ai aucunement l'intention de participer à un gouvernement d'union nationale dirigé par Bibi. Et ne fais pas accroire ça", a-t-elle écrit dans un billet transmis en plein conseil des ministres dimanche à Olmert, et tombé sous l'oeil des caméras. La télévision israélienne est autorisée à filmer le début des réunions de cabinet, et les caméras ont filmé Livni en train de rédiger sa note.

Ce billet semble fixer les contours d'une période de tractations politiques qui pourrait s'étendre sur des semaines du fait que les élections législatives de mardi dernier n'ont pas produit de résultat décisif. Peu après la fin du scrutin, Livni et Netanyahu ont tous deux revendiqué le poste de Premier ministre, accentuant l'incertitude qui entoure les choix d'Israël après la guerre du mois dernier dans la bande de Gaza et son attitude dans les négociations de paix avec les Palestiniens. Kadima a obtenu 28 sièges sur 120 à la Knesset (parlement) et le Likoud 27, mais un bloc de droite très renforcé a émergé du scrutin, ce qui donne un avantage à Netanyahu pour réunir une majorité de gouvernement.

le 15 février 2009 à 22:57
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2 Commentaires

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  • Djohn, le 17/02/2009 à 00h28

    Je crois que le système a vraiment montré ses limites, et qu'une dose de majoritaire va venir se greffer prochainement. Cependant, le pays s'est construit sur un idéal démocratique permettant à toutes les opinions d'être représentées au Parlement. "Se débarasser des extrêmes" amènerait encore plus d'instabilité. Cela voudrait dire que les religieux et les partis arabes seraient moins représentés qu'aujourd'hui, or ce sont eux qui risquent le plus de bloquer le pays sils ont moins d'influence politique. Le système politique israélien a été conçu pour aider aux compromis politiques d'une population aux larges sensibilités politiques et religieuses. Les compromis ont toujours bien fonctionné entre laïques et religieux, nationalistes et démocrates, ou socialistes et libéraux. Une réforme est nécessaire mais elle doit bien prendre en compte les spécificités de la société israélienne.

  • Pline, le 16/02/2009 à 08h55

    Qu'attendent les 3 qui ont ensemble la majorité à la Knesset pour lancer un referendum pour changer la proportionnelle intégrale ? Ces 3 n'y perdraient rien et Israël serait débarrassé de l'instabilité ... des extrèmes ... et des "hommes en noir"

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