Netanyahu chargé de former le gouvernement

Par F.A., le 20 février 2009 à 12h34 , mis à jour le 20 février 2009 à 15h18

Sans surprise, Shimon Peres, le président, a chargé le leader du Likoud, le parti de droite, de former la coalition appelée à diriger le pays.

Benjamin Netanyahu (à gauche), Shimon Peres (à droite), le 20 février 2009Benjamin Netanyahu (à gauche), Shimon Peres (à droite), le 20 février 2009 © REUTERS

Validant de fait le résultat des législatives anticipées du 10 février qui ont marqué un virage à droite de l'échiquier politique israélien, Shimon Peres, le président, a décidé vendredi de confier à Benjamin Netanyahu la tâche de former le nouveau gouvernement. S'il n'est arrivé qu'en seconde position derrière Kadima, la formation centriste de Tzipi Livni (27 sièges contre 28), le chef du Likoud, le parti de la droite israélienne, est en revanche le mieux placé pour trouver une coalition stable.
 
L'ancien Premier ministre -il a dirigé le pays entre 1996 et 1999- dispose en effet de l'appui des petits partis religieux et surtout de celui d'Avigdor Lieberman. Le leader d'extrême-droite, fort des quinze députés obtenus avec Israel Beiteinou, a officiellement apporté son soutien à "Bibi" jeudi. Au total, Benjamin Netanyahu dispose donc d'au moins 65 députés sur les 120 que compte la Knesset -une majorité impossible à atteindre pour Tzipi Livni. Shimon Peres, qui avait entamé ses consultations jeudi, n'avait donc pas d'autre solution que de ne pas suivre la coutume, qui veut que le chef du parti arrivé en tête des élections soit appelé à la tête du gouvernement.

Tzipi Livni préfère l'opposition
 
Selon la Constitution, Benjamin Netanyahu dispose désormais de 42 jours pour former sa coalition et la présenter au Parlement. Un seul bémol pourrait l'en empêcher : Avidgor Lieberman souhaite que Kadima et Tzipi Livni en fasse partie. Mais la ministre des Affaires étrangères a fait savoir vendredi matin qu'elle refusait de participer à un cabinet d'union nationale, quitte à se retrouver dans l'opposition. 

Faisant référence au processus de paix, elle a répété que "Kadima veut une solution de paix basée sur deux Etats" (ndlr : un Etat palestinien aux côtés d'Israël), accusant le futur gouvernement Netanyahu de s'y opposer. "Les choses sont désormais claires. C'est un gouvernement sans vision politique que M. Netanyahu va mettre en place. Un tel gouvernement n'a aucune valeur et je ne lui servirai pas de caution", a-t-elle souligné.

L'Iran, la priorité

Benjamin Netanyahu l'a néanmoins exhortée, ainsi que le Parti travailliste, a travaillé avec lui. "Unissons-nous pour assurer l'avenir de l'Etat d'Israël", leur a-t-il lancé, en promettant de leur donner une place de choix. Il a également placé l'Iran en tête de ses priorités, juste devant le terrorisme. "Israël traverse une période cruciale et doit faire face à des défis colossaux. L'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire et constitue la menace la plus grave pour notre existence depuis la guerre d'indépendance", a-t-il lancé.

En attendant que Benjamin Netanyahu ne devienne officiellement Premier ministre et ne prenne ses fonctions, les affaires courantes continueront à être gérées par Ehud Olmert.

L'Autorité palestinienne ne discutera que si
la paix est au programme


Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé qu'il ne traiterait pas avec le prochain gouvernement israélien s'il ne s'engageait pas pour la paix, c'est à dire "un règlement basé sur deux Etats, l'arrêt de la colonisation et le respect des accords passés".

Par F.A. le 20 février 2009 à 12:34
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2 Commentaires

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  • BENNI, le 20/02/2009 à 15h29

    Shimon Peres ne prend pas de risques, il n'a pas le choix puisque LIVNI ne pouvait pas trouver de majorité. Je pense aussi que vous serez surpris par Netanyahu, il doit aboutir et sera pragmatique. Le pays tout entier veut la paix et accepte depuis longtemps la presence d'un etat palestinien à ses coté. Mais pas les roquettes sur les civils. Benni

  • Benjamikn, le 20/02/2009 à 13h25

    Il est facile de remarquer qu'avec cette nomination, Shimon Peres prends le risque de faire stopper les pourparler .

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