Mahmoud Ahmadinejad, président iranien © LCI/CBS/DRLundi, Barack Obama a proposé à l'Iran d'engager dès que possible des discussions directes. Mardi, lors de son discours pour les 30 ans de la Révolution islamique, Mahmoud Ahmadinejad a répondu qu'il était prêt à d'éventuels pourparlers. Mercredi, lors de son passage au Koweït, Nicolas Sarkozy a donné son opinion sur cette "détente verbale" entre les deux pays.
Et le président de la République semble plus réticent que son homologue américain sur l'opportunité d'ouvrir rapidement des discussions. Il estime notamment qu'il est préférable d'attendre la présidentielle iranienne, prévue le 12 juin, pour commencer tout pourparler. "Il est sage d'attendre que les élections se déroulent pour que les discussions entrent dans une nouvelle phase", explique le locataire de l'Elysée. Plus globalement, il dit "souhaiter qu'Obama engage des discussions avec l'Iran dans un esprit de dialogue et d'une certaine fermeté".
Nicolas Sarkozy a réaffirmé que si Téhéran continuait à vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce serait une "mauvaise nouvelle" pour le monde et une "très mauvaise nouvelle" pour le Moyen-Orient, tout en admettant que l'Iran avait droit au nucléaire civil. "S'il s'agit d'acquérir une arme nucléaire, ce sera un problème avec l'ensemble de la communauté internationale. Et nous regrettons beaucoup de ne pas pouvoir faire entendre raison à certains dirigeants actuels de l'Iran sur ce sujet."
De source diplomatique française, on fait remarquer que des discussions avant le scrutin du 12 juin pourraient renforcer les chances de réélection de Mahmoud Ahmadinejad face à un candidat plus modéré.
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