Une journée sous le signe du Proche-Orient

le 02 février 2009 à 22h53 , mis à jour le 02 février 2009 à 22h56

Nicolas Sarkozy a reçu tour à tour lundi l'émissaire spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, le Premier ministre du Qatar et le président de l'Autorité palestinienne.

abbas sarkozyMahmoud Abbas reçu par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 2 février 2009 © TF1-LCI

Le président de l'Autorité palestinienne a jugé inacceptable, lundi, un appel lancé par le Hamas en faveur de la création d'une nouvelle organisation pour remplacer l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin 2007 des mains du Fatah, principale composante de l'OLP, qui a réussi à garder le contrôle de la Cisjordanie. Ce mouvement islamiste à l'influence grandissante fait partie intégrante du peuple palestinien, a déclaré Mahmoud Abbas à la presse à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy.
 
"Nous devons mener un dialogue avec le Hamas et parvenir à une solution, dans le cadre d'un gouvernement d'entente nationale, pour des élections", a poursuivi le président de l'Autorité palestinienne, issu de l'OLP et du Fatah. "Cependant, l'appel qui a été lancé par le Hamas afin de remplacer le Fatah, l'OLP, est totalement inacceptable."  Le principal dirigeant en exil du Hamas, Khaled Méchaal, qui réside à Damas, a souhaité la semaine dernière la création d'une nouvelle organisation pour représenter les Palestiniens dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans la diaspora palestinienne. Plusieurs milliers de militants du Hamas ont manifesté vendredi à Gaza pour appuyer cet appel en faveur du remplacement de l'OLP, qui a dominé pendant plus de quatre décennies l'histoire politique des Palestiniens. Le dirigeant palestinien a par ailleurs dit à la presse qu'il avait discuté avec le chef de l'Etat français du "rôle que la France peut jouer après la formation d'un gouvernement israélien et l'installation d'une nouvelle administration américaine".
 
Reçu par Nicolas Sarkozy quelques heures avant Mahmoud Abbas, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar a, pour sa part, de nouveau plaidé pour un gouvernement palestinien d'union nationale. Il a également souhaité que les pays arabes ne se mettent pas en travers de la réconciliation entre le Hamas et le Fatah. Il a dit avoir aussi parlé avec le chef de l'Etat français de la situation dans la bande de Gaza, où le cessez-le-feu annoncé par Israël, puis par le Hamas, le 18 janvier paraît précaire. Nicolas Sarkozy, qui est allé deux fois dans la région en janvier pour promouvoir, avec l'Egypte, un projet de règlement du conflit de Gaza, avait reçu en fin de matinée l'émissaire spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell.

Lire notre article : Le Hamas prêt à accepter une trêve d'un an ?


Note de la rédaction : en raison de nombreux abus et de propos tombant sous le coup de la loi française, du côté des deux parties en présence, LCI.fr a décidé de ne plus valider aucun avis sur le conflit israélo-palestinien.

le 02 février 2009 à 22:53
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