© AFP/K. MohammedA l'instar d'autres dirigeants étrangers, dont les visites n'avaient pas été annoncées pour des raisons de sécurité, Nicolas Sarkozy est arrivé mardi matin par surprise en Irak. Le chef de l'Etat -qui est le premier président français en exercice à se rendre dans le pays- a été accueilli par son homologue Jalal Talabani. Dans la foulée, les deux hommes ont eu un entretien. Le locataire de l'Elysée, qui est accompagné de Bernard Kouchner, a également rencontré le Premier ministre, Nouri al-Maliki.
Cette visite est la première d'un chef d'Etat occidental non membre de la coalition internationale qui a participé à l'intervention militaire de 2003, à laquelle la France était opposée. Elle intervient dix jours après les élections provinciales qui ont vu la nette victoire de la coalition chiite de Nouri al-Maliki.
"Je suis venu marquer la volonté de la France de participer au développement économique de l'Irak, à la réhabilitation des infrastructures Notre collaboration n'a pas de limites. Nous souhaitons collaborer sur le plan économique, en matière d'énergie, de reconstruction", explique Nicolas Sarkozy. "Nous pouvons vous aider à former vos élites (...), nous pouvons vous aider s'agissant des forces de police et de sécurité, nous pouvons collaborer, former et équiper aussi l'armée irakienne. Et nous pouvons également vous aider sur le plan diplomatique. Notre appui sera constant et sans ingérence", indique-t-il à son hôte.
Après cette visite surprise de quelques heures, Nicolas Sarkozy a repris le cours normal de son voyage, prévu de longue date : tout d'abord, Oman, puis Bahreïn et le Koweït. Objectif principal : décrocher des contrats, notamment militaires, pour les entreprises françaises.
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