Archives : Barack Obama et Mahmoud Abbas, à Ramallah, le 23 juillet 2008 © TF1/LCIAprès Shimon Peres, le président israélien, le 5 mai, après Benjamin Netanyahu, le Premier ministre, le 18, Barack Obama poursuit ses consultations sur l'épineux dossier du Proche-Orient. Le président américain reçoit en effet ce jeudi Mahmoud Abbas, son homologue palestinien. Afin de montrer sa volonté de régler le problème du Proche-Orient et de se montrer à l'écoute des Palestiniens, contrairement à George W. Bush, le locataire de la Maison-Blanche avait réservé le 21 janvier dernier, au lendemain de son investiture, son premier coup de fil à un dirigeant étranger pour Mahmoud Abbas.
Il avait alors assuré vouloir "oeuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région". Il avait également souligné "qu'il déploierait tous les efforts possibles pour y parvenir le plus rapidement possible" et que son "administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes". Dans la foulée, il avait notamment appelé Ehud Olmert, alors Premier ministre israélien.
Divergences israélo-américaines
Depuis, Barack Obama a affirmé à plusieurs reprises, notamment en recevant les dirigeants de l'Etat hébreu, que la solution au conflit résidait dans la création d'un Etat palestinien. Etat dont Benjamin Netanyahu ne veut pas, même au risque d'entrer en conflit avec Washington. Le 18 mai, les deux hommes ont ainsi exposé publiquement leurs divergences. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien a néanmoins évoqué du bout des lèvres la création de cet Etat palestinien, mais pour mieux pointer ses défauts à ses yeux.
Mahmoud Abbas profitera donc de son passage à la Maison-Blanche pour demander à son hôte de mettre tout son poids sur la mise en place de l'Etat palestinien. Il pourrait également lui demander de faire pression sur Benjamin Netanyahu pour que celui-ci revienne sur son refus de geler la colonisation. Sur ce point, Hillary Clinton, la ministre des Affaires étrangères américaine, a affirmé que Barack Obama réclamait un gel de la colonisation israélienne, y compris de l'expansion "naturelle" des colonies. Le gouvernement israélien a opposé une fin de non-recevoir.
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