Le logo du tribunal qui contient les lauriers bleus des Nations unies et un cèdre, emblème du Liban © LCIDu nouveau dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. La commission d'enquête s'oriente désormais vers une piste menant au mouvement chiite Hezbollah, indique l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Dimanche matin, le Hezbollah libanais a dénoncé comme "des affabulations" les révélations du magazine évoquant la responsabilité de ses forces spéciales dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre.
Liban: le Hezbollah bien visé dans l'enquête Hariri
Le ministre de l'Intérieur libanais a confirmé vendredi les noms de quatre suspects de la milice chiite cités dans les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'Onu enquêtant sur l'assassinat en 2005 du Premier ministre Rafic Hariri.
Publié le 01/07/2011
Le Hezbollah crée un coup de tonnerre politique au Liban
Le mouvement chiite, pointé du doigt dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, a démissionné du gouvernement d'union nationale. Sa décision pourrait mettre le feu aux poudres.
Publié le 12/01/2011
Assassinat d'Hariri : le Hezbollah jette le trouble sur Israël
Film à l'appui, Nasrallah, chef du mouvement islamiste, a mis directement en cause l'Etat hébreu dans la mort de Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre libanais.
Publié le 10/08/2010
Le président syrien et le roi saoudien au chevet du Liban
Lors de leur visite symbolique à Beyrouth, Bachar al-Assad, qui effectuait son premier déplacement au Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, et Abdallah ont tenté de désamorcer les tensions autour de la possible mise en cause du Hezbollah par le "tribunal Hariri".
Publié le 30/07/2010
Surveillances électroniques
Citant des informations obtenues de "sources proches du tribunal spécial pour le Liban (TSL) et vérifiées par la consultation de documents internes", Der Spiegel écrit que "des investigations intensives menées au Liban pointent toutes vers une nouvelle conclusion : ce ne sont pas les Syriens, mais les forces spéciales de l'organisation chiite libanaise Hezbollah qui ont planifié et exécuté" l'attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri le 14 février 2005.
Les documents consultés par le Spiegel, basés essentiellement sur des surveillances électroniques, ont permis aux enquêteurs d'identifier huit téléphones mobiles, tous achetés le même jour à Tripoli, dans le nord du Liban. Ces appareils ont été activés six semaines avant l'attentat, et n'ont plus jamais été utilisés après, ce qui laisse à penser que leurs propriétaires étaient les membres du commando ayant commis l'attentat à la camionnette piégée à Beyrouth, dans lequel ont péri également 22 autres personnes.
Imprudence
Ces portables ont très souvent été localisés à proximité et en contact téléphonique avec 20 autres téléphones, appartenant, selon les enquêteurs libanais, au "bras opérationnel" du Hezbollah. Les enquêteurs ont pu identifier le détenteur de l'un des huit premiers téléphones, grâce à un appel qu'il a passé à sa petite amie. Il s'agit de Abd al-Majid Ghamlush, membre du Hezbollah qui a séjourné dans un camp d'entraînement en Iran.
L'imprudence de Ghamlush a mené les enquêteurs vers celui qui est pour eux le cerveau de l'attentat, Hajj Salim, qui vit dans un quartier chiite au sud de Beyrouth, d'où il commande une "unité des opérations spéciales" qui rend des comptes directement à Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, conclut Der Spiegel.
(D'après agence)
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