© AFP/A. Kenare
Ahmadinejad prêche le nucléaire
auprès des femmes
Avec ses téléphones portables collés à l'oreille, il arpente le deuxième étage du quartier général du candidat réformateur Mir Hossein Moussavi, considéré comme le principal concurrent du président sortant Mahmoud Ahmadinejad. Pourtant, il y a encore peu de temps Mostafa Assani se trouvait sur les bancs de l'université. Il est aujourd'hui devenu l'un des personnages clefs du camp réformateur. Les rubans verts qui fleurissent aux poignées des jeunes Iraniens c'est lui. Les T-Shirts verts, c'est encore lui, tout comme les affiches de campagne où l'on retrouve à chaque fois la même couleur.
Il y a 6 mois, Mostafa pense à utiliser le vert comme signe de ralliement des jeunes. Il propose alors tout simplement son idée au camp réformateur, qui dit banco. "Le vert c'est la couleur de l'islam. Mais c'est aussi celle du retour du printemps après l'hiver", nous dit-il en souriant. Mais lorsque nous lui proposons de raconter son aventure devant la caméra, il fait non de la tête et de la main. "Cela fait 15 jours que je ne suis pas sorti de notre quartier général, j'ai reçu des menaces de mort... Je ne veux pas que l'on reconnaisse mon visage", explique-t-il.
Pas assez d'argent
Aujourd'hui, les réformateurs sont dépassés par leur succès. "Il nous manque de l'argent pour faire d'autres affiches, des posters des vêtements.... Un budget de 15. 000 dollars, c'est très insuffisant", nous confie Mostafa, avant de repartir happé par un jeune homme qui vient lui présenter des dessins. Un autre projet.
Un peu plus tard, nous croiserons dans la rue une mobylette qui remonte à contre-courant une allée d'autobus. Le conducteur et son passager ont chacun le front barré d'un bandeau vert. Ils font le signe de la victoire et rient à gorge déployée, en empruntant ensuite un sens interdit. Personne ne les arrête. Pour l'instant...
RENDEZ-VOUS TF1
"Spéciale Iran" au 20h, le mercredi 10 juin.
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