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Par F.A., le 19 juin 2009 à 10h48, mis à jour le 19 juin 2009 à 21:09
Dans sa première déclaration depuis le début de la crise, Ali Khamenei, l'homme fort du pays, a estimé que le scrutin avait "témoigné la confiance du peuple dans le régime".
Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution, le 19 juin 2009 à Téhéran © Reuters
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Il est le numéro 1 du régime et a beaucoup plus de pouvoirs que le président. Pourtant, Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique, successeur de Rouhollah Khomeiny, était resté silencieux depuis le début de la crise politique née samedi dernier après l'annonce des résultats de la présidentielle.
Il avait en revanche félicité le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, qu'il a soutenu pendant la campagne, pour sa victoire, avant même la proclamation officielle des résultats par la Conseil des gardiens de la Constitution. Pour beaucoup d'observateurs, cela signifiait de fait le point de non-retour puisque le Conseil l'aurait alors déjugé, chose impossible, s'il avait accédé à la requête de l'opposition sur l'organisation d'un nouveau scrutin.
"Pas de fraudes"
Ali Khamenei a donc profité de la prière du vendredi à l'Université de Téhéran pour s'adresser directement aux Iraniens, chose qu'il fait très rarement. Et il a douché les quelques espoirs de revirement de position. Très ferme, devant plusieurs milliers de personnes, il est en effet resté fidèle à sa ligne de soutien à Mahmoud Ahmadinejad. "Ses opinions sont plus proches des miennes", a-t-il asséné, avant d'affirmer que l'élection était valable. "Le scrutin a témoigné la confiance du peuple dans le régime. Le peuple a choisi celui qu'il voulait", a-t-il lancé, confirmant le score de 24 millions de suffrages obtenus par Mahmoud Ahmadinejad et excluant que les fraudes aient modifié le résultat. Selon lui, en remettant en cause ce résultat, les "ennemis de l'Iran prennent pour cible la légitimité du pouvoir islamique".
Face aux manifestations, il lance également un appel au calme à ses concitoyens. "Aujourd'hui la nation iranienne a besoin de calme", prévient-il. Il avertit ainsi l'opposition contre l'"extrémisme" débouchant sur la violence. "L'élection sort des urnes, pas de la rue", martèle-t-il. Il réclame donc la fin des défilés en faveur de Mir Hossein Moussavi, le principal opposant à Mahmoud Ahmadinejad. "Je ne céderai pas à la rue" ajoute-t-il alors qu'un nouveau rassemblement, interdit, est prévu samedi. Il a néanmoins fait un tout petit en avant envers le camp réformateur en admettant que tout doute sur les résultats devait être examiné légalement.
Les Occidentaux pris pour cible
Dernier point de son message : une violente critique et une mise en garde contre les pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, qui ont critiqué les résultats et dont il dénonce les "ingérences".
Ecoutez un extrait de ce discours ci-dessous
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