Manifestation monstre à Téhéran le 16 juin 2009 © TF1-LCI
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Malgré l'accord des autorités pour procéder à un nouveau décompte partiel des bulletins de vote, les partisans du candidat battu à la présidentielle Mirhossein Moussavi devraient poursuivre leur mouvement mercredi dans les rues de la capitale Téhéran où ils protestent depuis samedi contre les résultats de l'élection. Cette mobilisation est d'une ampleur jamais vue depuis la révolution islamique de 1979.
Toutefois, le refus du Conseil des gardiens d'annuler les résultats de l'élection de vendredi prouve que le régime n'entend pas desserrer l'étau. Autre signe de la tension toujours à son plus haut mercredi, les autorités iraniennes ont interdit aux journalistes des médias étrangers de quitter leurs bureaux pour couvrir les manifestations. Et, le principal réseau de téléphonie mobile iranien a été coupé.
Obama relativise
Mardi, les opposants qui contestent la réélection du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, se sont à nouveau rassemblés par petits groupes dans le nord de Téhéran, malgré l'interdiction des manifestations et la décision de Moussavi d'annuler un rassemblement prévu. Plusieurs dizaines de jeunes sympathisants de Moussavi ont marché sur le siège de la télévision publique. De leur côté, des dizaines de milliers de partisans d'Ahmadinejad ont afflué sur la place Vali Asr, dans le centre de Téhéran. Un démonstration de force organisée par le pouvoir en place qui ne soutient toutefois pas la comparaison avec les manifestations monstres de lundi qui ont vu près d'un million d'opposants à Ahmadinejad défiler dans les rues de la capitale iranienne.
Du côté de la communauté internationale, Barack Obama a calmé les ardeurs des supporters de l'opposant Mirhossein Moussavi. Le président américain a en effet estimé mardi que, du point de vue diplomatique, il existait peu de différences dans les options politiques du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et celles de son rival, Mirhossein Moussavi. Une déclaration assez tiède comparée à celle de Nicolas Sarkozy pour qui la violence de la réaction du pouvoir iranien aux protestations contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad est "proportionnelle" à la fraude dont il est accusé. Même son de cloche au quai d'Orsay : Bernard Kouchner a fait part mercredi sur RTL de son inquiétude face à la situation en Iran, estimant, sans parler de fraude électorale, que "quelque chose a dû se gripper dans la machine".
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Iran: un an après, l'opposition ne manifeste pas mais donne de la voix
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