Neda Soltani, abattue lors de la manifestation contre le résultats de la présidentielle iranienne, le 20 juin à Téhéran. © DRSigne évident de l'embarras notoire du pouvoir, la presse ultraconservatrice, aux ordres de Téhéran, a tenté jeudi de disculper les forces iraniennes dans le meurtre de Neda, jeune Iranienne dont les images de l'agonie ont fait le tour du monde. Les journaux officiels vont jusqu'à accuser un journaliste de la BBC d'avoir embauché un tueur à gage pour l'assassiner.
Quand Obama parle d'internet aux Iraniens
A l'occasion du Nouvel An iranien, le président américain a adressé un message aux habitants du pays. Il y accuse les autorités iraniennes d'avoir choisi l'isolement... et promet un internet libre.
Publié le 20/03/2010
Neda Soltani, la fausse "Ange de la mort" iranienne et Facebook
Victime d'une méprise sur le site de socialisation, Neda Soltani, une jeune Iranienne, a été confondue avec Neda Agha-Soltan, tuée le 20 juin lors d'une manifestation à Téhéran. Depuis, sa vie est un enfer.
Publié le 04/03/2010
Les images de la mort à Téhéran de Neda Agha-Soltan ont suscité une vague d'émotion et d'indignation parmi les Iraniens et la communauté internationale et la jeune femme est devenue le symbole de la vague de contestation de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Son fiancé, Caspian Makan, a affirmé qu'elle n'avait pas participé aux manifestations et qu'elle ne faisait que passer lorsqu'elle a été tuée par la milice.
"Armes provenant des frontières occidentales"
Mais pour plusieurs journaux, citant l'agence conservatrice Fars, "l'enquête a montré qu'une personne a ouvert le feu sur plusieurs personnes rue Karegar avec une arme de contrebande et l'une des balles a atteint Neda Salehi (Agha-Soltan) dans le dos". D'après Fars, qui cite une source non identifiée, "les forces de sécurité ont lors des dernières semaines saisi des dizaines d'armes du type de celle qui l'a tuée, passées en contrebande en Iran principalement à partir des frontières occidentales". Le journal Vatan Emrouz, qui soutient Mahmoud Ahmadinejad, accuse ni plus ni moins le journaliste de la BBC Jon Leyne, qui a été expulsé par les autorités iraniennes, d'avoir "embauché un voyou et l'avoir payé afin de tuer quelqu'un pour son documentaire". Plusieurs journaux ont publié jeudi des accusations similaires à l'encontre du journaliste, ainsi que l'avait déjà fait mercredi le journal ultraconservateur Javan.
Pourtant, interrogé par la télévision BBC Persian, basée à Londres, le fiancé de la jeune femme affirme tout le contraire : "Des témoins et des images vidéos montrent clairement que c'est probablement les bassidjis en tenue civile qui l'ont délibérément prise pour cible". "Des témoins disent qu'ils l'ont clairement prise pour cible et qu'elle a été touchée à la poitrine. Elle est morte dans les minutes qui ont suivi...", poursuit-il. Au moins 17 personnes ont été tuées lors d'affrontements avec les forces de sécurité, dont la milice des bassidj, selon des médias officiels iraniens.
| 8 miliciens bassidj tués, dit la TV officielle ; 140 jounalistes et opposants arrêtés |
Huit membres de la milice islamique iranienne Bassidj ont été tués dans les manifestations liées à la contestation des résultats de la présidentielle, a annoncé jeudi sur son site internet la chaîne de télévision publique iranienne en langue anglaise Press TV. La chaîne, qui cite des responsables iraniens sans donner leur nom, affirme que 20 personnes, dont huit miliciens, ont péri dans les manifestations, parfois violentes, qui ont suivi l'annonce le 13 juin de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Elle rapporte que les huit miliciens ont été tués par des armes à feu. Les médias officiels avaient jusqu'alors fait état d'un bilan de 17 morts dans ces manifestations. En outre, selon des médias, 140 universitaires, journalistes, intellectuels et étudiants ont été arrêtés, dont 70 membres d'associations islamiques d'étudiants ayant rencontré M. Moussavi. Kalemeh, le site internet du journal de M. Moussavi, rapportait jeudi soir que seules quatre des personnes arrêtées pour avoir rencontré le candidat mercredi demeuraient en détention, et que les autres avaient été libérés dans la matinée. |
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