Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahu, le 24 juin 2009 © eTF1Le ton monte entre la France et Israël avec en ligne de mire des propos attribués à Nicolas Sarkozy, lors de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, mercredi dernier à l'Elysée. Selon les médias israéliens, le président français aurait conseillé à BenjaminNetanyahu, de se débarrasser de son ministre des Affaires étrangères d'extrême droite, Advigor Lieberman. "Débarrasse toi de lui (Lieberman) et prend à la place Tzipi Livni (la chef de l'opposition). Avec elle et Ehud Barak (le ministre travailliste de la Défense) tu pourras faire l'histoire". M. Netanyahu aurait alors pris la défense de son ministre lors de l'entretien, affirmant qu'en "privé c'est quelqu'un de pragmatique". A quoi le président français, selon les médias israéliens, aurait répliqué: "lors de discussions privées Jean-Marie Le Pen (chef du Front National, un parti d'extrême droite) est quelqu'un de très agréable".
Des propos peu appréciés par Avigdor Lieberman qui a vivement réagi ce mardi par l'intermédiaire de son porte-parole."Si ce qui est attribué au président français est exact, il s'agirait d'une immixtion d'un président d'un Etat démocratique respecté dans les affaires d'un autre pays démocratique, une chose grave et inacceptable", a affirmé le conseiller médiatique. "Nous espérons qu'au-delà des positions politiques de chacun, tous les partis en Israël condamneront une intervention aussi grossière d'un Etat étranger dans nos affaires intérieures."
Netanyahu défend publiquement Lieberman
La présidence du Conseil en Israël s'est abstenue de confirmer ou démentir la nouvelle. Mais M. Netanyahu a tenu à assurer publiquement son chef de la diplomatie de son "entière confiance", lors d'une rencontre avec vingt représentants diplomatiques de l'Union européenne à Jérusalem. Il s'est déclaré convaincu de l'engagement de son ministre "à la paix et la sécurité" et a estimé qu'il "sera appelé à jouer un rôle important dans la mise en oeuvre de la politique formulée le 14 juin", en référence au discours dans lequel le Premier ministre envisageait, sous conditions, la création d'un Etat palestinien démilitarisé.
Avigdor Lieberman, 50 ans, a été nommé à la tête de la diplomatie après la percée de son parti ultra nationaliste Israël Beiteinou aux législatives de février, devenant le troisième parti d'Israël avec 15 députés sur 120. Originaire de l'ex-URSS, il s'est taillé une réputation d'"homme fort" prêt à expulser les Arabes israéliens qui ne prêteraient pas allégeance à l'Etat hébreu. Une de ses idées phare est un échange de territoires peuplés d'Arabes israéliens contre des parties de Cisjordanie.
(D'après agences)
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