Saad Hariri © REUTERSLe chef de la majorité parlementaire au Liban, Saad Hariri, fils du dirigeant assassiné Rafic Hariri, a été nommé samedi Premier ministre. Cette nomination était attendue depuis qu'une majorité des députés libanais ont choisi vendredi Saad Hariri, 39 ans, comme candidat pour le poste de Premier ministre. Selon le système complexe de partage du pouvoir entre les diverses confessions au Liban, le poste de Premier ministre est réservé à un musulman sunnite. Chef du Courant du Futur, Saad Hariri a exhorté ses partisans à ne pas manifester leur joie par des tirs en l'air, mais de nombreux feux d'artifice ont pu être entendus dans Beyrouth à l'annonce de sa désignation par le président.
Liban: le Hezbollah bien visé dans l'enquête Hariri
Le ministre de l'Intérieur libanais a confirmé vendredi les noms de quatre suspects de la milice chiite cités dans les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'Onu enquêtant sur l'assassinat en 2005 du Premier ministre Rafic Hariri.
Publié le 01/07/2011
Le président syrien et le roi saoudien au chevet du Liban
Lors de leur visite symbolique à Beyrouth, Bachar al-Assad, qui effectuait son premier déplacement au Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, et Abdallah ont tenté de désamorcer les tensions autour de la possible mise en cause du Hezbollah par le "tribunal Hariri".
Publié le 30/07/2010
Le nouveau chef du gouvernement s'est engagé samedi à former un gouvernement d'union nationale. "Nous allons entamer des consultations avec tous les blocs parlementaires sur la base de notre engagement en faveur d'un gouvernement d'union nationale dans lequel tous les principaux blocs sont représentés, et qui est harmonieux, opérationnel, et protégé de toute forme d'obstruction et de paralysie", a-t-il déclaré.
Satisfaire majorité et opposition
Cette nomination était attendue depuis qu'une majorité des députés l'ont choisi vendredi comme candidat pour ce poste. Sa "coalition du 14-Mars", soutenue par les capitales occidentales, a enlevé 71 voix sur 128 lors des législatives du 7 juin contre 57 pour le camp dirigé par le Hezbollah et appuyé par la Syrie et l'Iran. Soutenu pour le poste de Premier ministre par tous les députés de son camp, il a également reçu l'appui des députés du mouvement chiite Amal (minorité parlementaire) que dirige le président du Parlement Nabih Berri. En revanche, le Hezbollah chiite et le mouvement de son allié chrétien Michel Aoun se sont abstenus.
Selon le système de partage du pouvoir au Liban, le poste de Premier ministre est réservé à un sunnite, celui de président de la République à un chrétien et celui de président du Parlement à un chiite. Le fils de Rafic Hariri a désormais la lourde tâche de constituer un gouvernement qui satisfasse la majorité comme ses rivaux de la coalition du 8-Mars, dirigée par le Hezbollah. Le bras de fer qui dure depuis quatre ans entre les deux camps avait provoqué en mai 2008 des affrontements qui ont fait une centaine de morts et fait craindre un retour à la guerre civile (1975-1990).
D'après agence
Retour MYTF1
Liban: le Hezbollah bien visé dans l'enquête Hariri
Chargement en cours...




