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le 31 juillet 2009 à 17h10, mis à jour le 31 juillet 2009 à 18:05
L'Etat hébreu admet que son armée a eu recours au phosphore blanc lors de son offensive à Gaza en janvier dernier. Mais uniquement dans des zones inhabitées.
La bande de Gaza bombardée le 14 janvier 2009. © TF1/LCIDans un rapport publié ce vendredi, l'Etat hébreu reconnaît, pour la première fois, que son armée a eu recours à des "munitions contenant du phosphore blanc" lors de son offensive dans la bande de Gaza en janvier dernier. Cet aveu intervient alors que depuis plusieurs mois des ONG telles qu'Amnesty International dénoncent l'utilisation d'armes chimiques lors de cette attaque. Jusqu'alors Israël n'avait pas répondu à ces accusations, se contentant de préciser que des enquêtes étaient en cours.
Les habitants de certains secteurs sensibles d'Israël pourront bientôt être avertis sur leurs téléphones portables de l'imminence de tirs de roquettes les visant spécifiquement.
Publié le 08/11/2009
La résolution, déposée par les pays arabes et non alignés, a recueilli 114 voix contre 18, avec 44 abstentions. Les Etats-Unis ont voté contre, la Russie s'est abstenue et les pays de l'Union européenne ont voté en ordre dispersé.
Publié le 05/11/2009
Israël se défend cependant d'avoir violé le droit international, assurant ne pas avoir usé de telles armes contre des personnes humaines. Dans ce rapport, l'Etat hébreu précise avoir eu recours à ces armes chimiques dans des lieux inhabités afin de créer des écrans de fumée, ou encore dans le but d'éclairer le théâtre des opérations. Dans ce même rapport, Israël justifie une nouvelle fois son offensive, invoquant "la nécessité d'assurer sa défense", face aux tirs de roquette du Hamas.
Le droit international autorise l'utilisation militaire du phosphore blanc mais proscrit l'utilisation de celui-ci contre des personnes. Tirées en direction de cibles humaines, les particules de phosphore blanc peuvent provoquer de très douloureuses et profondes brûlures potentiellement mortelles. L'Onu mène actuellement une enquête pour crimes de guerre à Gaza et devrait rendre ses conclusions au mois d'août. On estime que 1400 Palestiniens, dont de nombreux civils, et 13 Israéliens ont péri durant cette guerre, qui a commencé le 27 décembre 2008 et pris fin le 18 janvier.
14 enquêtes contre des soldats israéliens |
L'armée israélienne a ouvert 14 enquêtes contre des soldats soupçonnés de conduite criminelle lors de l'offensive dans la bande de Gaza, a indiqué jeudi un quotidien anglophone. L'armée enquête notamment sur des soupçons de pillages dans des maisons palestiniennes, de mauvais traitements contre des prisonniers et le recours à des civils palestiniens comme "boucliers humains". Deux soldats ont été récemment inculpés pour avoir volé une carte de crédit à un Palestinien de Gaza et l'avoir ensuite utilisée. L'armée a par ailleurs décidé que, lors de prochaines opérations, elle allait mieux prévenir les civils avant d'effectuer des raids aériens dans des zones résidentielles. |
(avec agence)
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