La Française accusée d'espionnage "en bonne condition"

le 09 juillet 2009 à 15h27 , mis à jour le 09 juillet 2009 à 22h17

L'ambassadeur de France a rencontré Clotilde Reiss pour la première fois jeudi matin. Il l'a trouvée "physiquement en bonne condition".

[Expiré] [Expiré] clotilde reiss © AFP

Arrêtée le 1er juillet à l'aéroport de Téhéran, Clotilde Reiss, l'étudiante française accusée d'espionnage, a pu rencontrer ce jeudi matin pour la première fois Bernard Poletti, l'ambassadeur de France -jusqu'à présent, elle n'avait pu que s'entretenir que très brièvement avec lui par téléphone. "La rencontre était plutôt longue. Elle a duré environ 40 minutes. Physiquement, elle était en bonne condition. Mais elle était préoccupée par ce qu'il va se passer par la suite", explique le Quai d'Orsay. "L'ambassadeur lui a remis des messages de sa famille", ajoute le ministère des Affaires étrangères. Selon une autre source diplomatique, Clotilde Reiss a été "interrogée mais pas maltraitée. Elle a une forte personnalité et elle parle farsi couramment".  

Sur le fond du dossier, si le terme "otage politique" n'a pas encore été prononcé par la France, les termes utilisés par Nicolas Sarkozy mercredi soir s'en rapprochent. Le chef de l'Etat, qui s'exprimait sur le sujet à L'Aquila où il participe au sommet du G8, a en effet dénoncé les "méthodes de chantage" de Téhéran. Obtenant sur le sujet l'appui de ses sept collègues, le locataire de l'Elysée a, comme mardi, exigé, cette fois "sur le champ", la libération de l'étudiante lilloise. "Cette jeune femme est innocente et tout le monde le sait. C'est une affaire que la France prend extrêmement au sérieux. Des messages sont passés avec la plus grande fermeté", a-t-il asséné.

De leur côté, les parents de Clotilde Reiss, probablement sur le conseil des autorités françaises, ont demandé aux amis de leur fille de mettre le hola à leur mobilisation. Un groupe de soutien a notamment été créé sur Facebook, avec des actions de revendication à venir.

Manifestation dispersée au gaz lacrymogène

Environ 3.000 personnes ont bravé jeudi l'interdiction des autorités pour marquer l'anniversaire des émeutes étudiantes du 9 juillet 1999. Il s'agissait du premier rassemblement de partisans de l'opposition depuis la confirmation le 29 juin de la réélection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.  La police a eu recours au gaz lacrymogène pour disperser la foule.

le 09 juillet 2009 à 15:27
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3 Commentaires

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  • Edouard, le 09/07/2009 à 18h51

    Hé, Al capone from Chicago, inutile de répéter, on a déjà lu ! A part ce copier-coller, vous vouliez faire passer quel message ?

  • P!mpim, le 09/07/2009 à 17h01

    "messages passées avec la plus grande fermeté" ... lol en euros du contribuable cela signifie combien ?! car je ne pense pas que l'IRAN cède ... donc autant afficher la couleur ! de plus, vu comme c'est tourné dans l'article elle n'a pas l'air en grand danger ! c'ets grave ou pas alors ??!

  • Al capone, le 09/07/2009 à 16h25

    L'Aquila où il participe au sommet du G8, a en effet dénoncé les "méthodes de chantage" de Téhéran. Obtenant sur le sujet l'appui de ses sept collègues, le locataire de l'Elysée a, comme mardi, exigé, cette fois "sur le champ", la libération de l'étudiante lilloise. "Cette jeune femme est innocente et tout le monde le sait. C'est une affaire que la France prend extrêmement au sérieux. Des messages sont passés avec la plus grande fermeté", a-t-il asséné.

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