Saddam Hussein, quelques secondes avant l'annonce de sa condamnation à mort pour sa responsabilité dans le massacre de 148 villageois © TF1/LCIA Awja, près de Tikrit, ville natale de Saddam Hussein, de petits groupes d'admirateurs de l'ancien dictateur se rendent régulièrement sur sa tombe. Le gouvernement irakien fermait les yeux jusqu'alors mais a décidé de réagir après la diffusion d'une vidéo montrant une classe de filles chantant ses louanges.
Il a donc interdit lundi purement et simplement les visites organisées sur la tombe de l'ancien président. Par la même occasion, le gouvernement a ordonné la destruction de certains symboles et monuments datant d'avant l'invasion américaine de 2003 parce qu'ils "glorifient l'ancien régime".
Capturé en décembre 2003, Saddam Hussein avait été pendu le 30 décembre 2006, après avoir été condamné pour crimes contre l'humanité, pour la mort de 148 villageois chiites arrêtés, jugés et exécutés dans les années 80 après une tentative d'assassinat contre lui. Il est depuis lors enterré dans son village natal, au coeur d'une province irakienne où il a gardé une certaine popularité. Tout comme lui, ses deux fils Oudaï et Qoussaï, tués en juillet 2003 à Mossoul par l'armée américaine, reposent aussi à Awja. C'est également le cas de trois dignitaires du régime condamnés à mort avec Saddam Hussein : Barzan Ibrahim al-Hassan (al-Tikriti), demi-frère du président déchu et son conseiller, Awad Ahmed al-Bandar, ex-président du tribunal révolutionnaire, et Taha Yassine Ramadan, l'ancien vice-président irakien.
D'après agences
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