Clotilde Reiss à l'ambassade de France de Téhéran après sa libération © TF1/LCIComme le prévoit la loi iranienne, une caution d'environ 200.000 euros a bien été versée par la France à l'Iran en échange de la libération conditionnelle de Clotilde Reiss. Bernard Kouchner, qui s'exprimait devant les caméras de LCI ce lundi après-midi, a précisé que la somme serait a priori remboursée si la jeune femme, désormais assignée à résidence à l'ambassade de France, est déclarée innocente lors du verdict, dont la date n'est pas encore connue.
Clotilde Reiss : ce que veulent les Iraniens
<b> Analyse -</b> Samedi dernier, après sa 4e comparution, qualifiée de "dernière", la presse annonçait que le tribunal ferait connaitre sa décision sur la jeune Française après une semaine de réflexion. Mais Téhéran a un autre agenda.
Publié le 22/01/2010
Clotilde Reiss repassera par la case tribunal
La Française, qui pouvait espérer que l'audience à laquelle elle participait ce mercredi serait la dernière, sera convoquée une nouvelle fois par la justice iranienne.
Publié le 23/12/2009
Dernière audience pour Clotilde Reiss
La Française est convoquée une dernière fois ce mercredi par la justice iranienne pour avoir participé aux manifestations de l'opposition. Le jugement ne sera pas rendu à l'issue des débats.
Publié le 22/12/2009
Clotilde Reiss rentre à l'ambassade après sa nouvelle comparution
La chercheuse française s'est présenté en personne ce mardi devant le tribunal de Téhéran. Elle a ensuite pu regagner l'ambassade de France, où elle est tenue de résider depuis la mi-août.
Publié le 17/11/2009
Affaire Reiss : Téhéran dénonce les "pressions" françaises
Téhéran a averti mercredi la France qu'il n'accepterait aucune condition à la comparution devant la justice iranienne de l'universitaire française Clotilde Reiss, arrêtée le 1er juillet en Iran et aujourd'hui confinée à l'ambassade de France.
Publié le 11/11/2009
Clotilde Reiss : toujours l'imbroglio autour du procès
Sur RTL, le père de la jeune chercheuse française espère une reprise du procès "dans les deux mois qui viennent" et Bernard Kouchner exige des garanties de libération pour qu'elle s'y rende.
Publié le 10/11/2009
Ecoutez un extrait de l'interview de Bernard Kouchner :
Quelques heures avant cette annonce officielle, la presse iranienne affirmait que 300.000 dollars (environ 213.000 euros) avaient été versée par la France. Dans la matinée, le Quai d'Orsay avait déjà admis le paiement d'une caution, sans en divulguer le montant.
Rôle de la Syrie
Paris a également indiqué que les tractations en vue de la libération conditionnelle de la Française avaient donné lieu à des contacts directs entre Nicolas Sarkozy et son homologue syrien Bachar al-Assad. Après la mise en liberté conditionnelle de la jeune universitaire dimanche soir, la présidence française avait souligné que Nicolas Sarkozy remerciait "les pays de l'Union européenne et d'autres pays amis, comme la Syrie" pour leur aide.
Le rôle de la Syrie, principal allié arabe de l'Iran, avait également été singularisé par l'Elysée, lors de la remise en liberté le 11 août de Nazak Afshar, employée franco-iranienne de l'ambassade de France à Téhéran.
Accusations "fantaisistes"
Clotilde Reiss est poursuivie par la justice iranienne pour avoir pris part à des manifestations qui ont suivi la réélection contestée en Iran de Mahmoud Ahmadinejad. Interpellée alors qu'elle se préparait à prendre un avion pour la France, la jeune femme a fait des "aveux" le 9 août lors d'une audience du tribunal considérée comme truquée par Paris, et auxquelles n'ont pu assister que les médias officiels.
Selon ces derniers, elle a expliqué avoir rédigé un rapport d'une page sur la situation à Ispahan et l'avoir transmis à la section culturelle de l'ambassade de France. Elle a dit regretter de telles activités et a présenté ses excuses à la nation iranienne. Les autorités françaises parlent d'accusations "fantaisistes", nient que la jeune femme ait été une espionne et expliquent qu'elle a seulement envoyé à titre privé des courriers électroniques et des photos des manifestations, auxquelles elle a participé deux fois, a souligné Bernard Kouchner. Jusqu'au verdict de son procès, la jeune femme sera hébergée à l'ambassade de France.
D'après agence
Clotilde Reiss "très heureuse" et "en forme", selon son père |
"Je l'ai trouvée en bonne forme, elle était très heureuse", a déclaré le père de la jeune femme Rémi Reiss qui a pu s'entretenir avec sa fille, quelques instants après sa remise en liberté. Il s'est également entretenu au téléphone avec le président Nicolas Sarkozy, a-t-il dit. "Nous sommes très heureux. J'ai eu Clotilde au téléphone. C'est un grand moment pour nous, après un mois et demi d'absence. On va maintenant pouvoir travailler à sa libération définitive", a-t-il déclaré.
Regardez son interview sur LCI :
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