Clotidle Reiss lors de son procès, le 8 août 2009 © Reuters
Clotilde Reiss repassera par la case tribunal
La Française, qui pouvait espérer que l'audience à laquelle elle participait ce mercredi serait la dernière, sera convoquée une nouvelle fois par la justice iranienne.
Publié le 23/12/2009
Dernière audience pour Clotilde Reiss
La Française est convoquée une dernière fois ce mercredi par la justice iranienne pour avoir participé aux manifestations de l'opposition. Le jugement ne sera pas rendu à l'issue des débats.
Publié le 22/12/2009
Clotilde Reiss rentre à l'ambassade après sa nouvelle comparution
La chercheuse française s'est présenté en personne ce mardi devant le tribunal de Téhéran. Elle a ensuite pu regagner l'ambassade de France, où elle est tenue de résider depuis la mi-août.
Publié le 17/11/2009
Affaire Reiss : Téhéran dénonce les "pressions" françaises
Téhéran a averti mercredi la France qu'il n'accepterait aucune condition à la comparution devant la justice iranienne de l'universitaire française Clotilde Reiss, arrêtée le 1er juillet en Iran et aujourd'hui confinée à l'ambassade de France.
Publié le 11/11/2009
Clotilde Reiss : toujours l'imbroglio autour du procès
Sur RTL, le père de la jeune chercheuse française espère une reprise du procès "dans les deux mois qui viennent" et Bernard Kouchner exige des garanties de libération pour qu'elle s'y rende.
Publié le 10/11/2009
|
| "Ce n'est pas un fléchissement de Téhéran" |
Clotilde Reiss a passé sa première nuit en liberté, depuis le 1er juillet. L'universitaire française a quitté dimanche la prison iranienne dans laquelle elle était détenue pour avoir participé à des manifestations post-électorales. "Clotilde Reiss est en bonne santé et garde un bon moral. Il a été convenu avec elle qu'elle serait hébergée à l'ambassade de France dans l'attente de son retour en France", a déclaré la présidence française. La jeune femme reste sous contrôle judiciaire dans l'attente du jugement qui doit être rendu par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, dans un délai encore inconnu, dit le Quai d'Orsay.
L'affaire a entretenu les tensions entre l'Iran et l'Union européenne après les troubles et les manifestations qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne le 12 juin. Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec Clotilde Reiss par téléphone, précise l'Elysée. "Il lui a exprimé sa joie et son plein soutien ainsi que celui de tous les Français qui ont suivi avec inquiétude son arrestation et la procédure judiciaire à laquelle elle est soumise", dit la présidence. "Les autorités françaises demandent maintenant qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss et de Mme Nazak Afshar, que rien ne peut justifier", conclut la présidence française. Le 11 août, Nazak Afshar, employée franco-iranienne de l'ambassade de France, poursuivie pour les mêmes motifs, était elle aussi sortie de prison sous caution.
L'influence de la Syrie saluée par la France
Peu auparavant sur France 2, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait confirmé que la France allait payer une caution pour que Clotilde Reiss soit libérée. Il a refusé de préciser le montant de cette caution. "Ce n'est pas énorme, ce n'est pas plusieurs centaines de milliers d'euros", avait-il dit. Selon RTL, l'Iran aurait cependant demandé une caution d'environ 211.000 euros (300.000 dollars).
Paris a par ailleurs reconnu avoir demandé l'aide de pays pouvant avoir une "influence" sur l'Iran pour parvenir à cette remise en liberté, et mentionné en particulier la Syrie, principal allié de Téhéran dans le monde arabe. La Syrie pourrait encore apporter son aide afin d'assurer la libération définitive de Clotilde Reiss. Le président syrien Bachar Al Assad est attendu cette semaine à Téhéran pour une visite d'Etat, selon les agences iraniennes.
Lectrice pendant plusieurs mois à l'université d'Ispahan, Clotilde Reiss, qui a fêté ses 24 ans en prison et parle couramment le farsi, avait été arrêtée le 1er juillet et incarcérée à la prison d'Evin à Téhéran. Il lui est reproché d'avoir envoyé des photos des manifestations et un "rapport" à Paris sur ces événements. Interpellée alors qu'elle se préparait à prendre un avion pour la France, elle a fait des "aveux" lors d'une audience du tribunal considérée comme truquée par Paris, et auxquelles n'ont pu assister que les médias officiels. Selon ces derniers, elle a expliqué avoir rédigé un rapport d'une page sur la situation à Ispahan et l'avoir transmis à la section culturelle de l'ambassade de France. Elle a dit regretter de telles activités et a présenté ses excuses à la nation iranienne. Les autorités françaises parlent d'accusations "fantaisistes", nient que la jeune femme ait été une espionne et expliquent qu'elle a seulement envoyé à titre privé des courriers électroniques et des photos des manifestations, auxquelles elle a participé deux fois.
Kouchner "heureux" et "soulagé"
Nicolas Sarkozy a relevé dimanche "la dignité et le courage avec lesquels Clotilde Reiss a affronté cette épreuve". Le chef de l'Etat a aussi téléphoné au père de Clotilde Reiss à Paris. Pour sa part, Bernard Kouchner a fait part de sa "joie" et de son "soulagement". Lundi matin, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a souhaité que sa libération définitive intervienne dans "les plus brefs délais", indiquant que Nicolas Sarkozy "continue à se mobiliser" pour l'obtenir. "Nous souhaitons qu'elle puisse retrouver sa famille, qu'elle puisse revenir en France", a-t-il ajouté.
De son côté, l'UMP "se réjouit de la libération" de la jeune Française et "salue l'engagement déterminant du Président de la République qui voit son action courageuse couronnée de succès". Au PS, Martine Aubry, s'est également réjouie de la sortie de prison de la jeune femme. "Martine Aubry, maire de Lille, et l'ensemble du conseil municipal, se réjouissent de la sortie de prison de Clotilde Reiss. Ils espèrent qu'il soit mis fin très rapidement aux procédures judiciaires et que sa libération définitive aboutisse au plus vite", indique un communiqué. La ville de Lille, où Clotilde Reiss a fait ses études à l'Institut d'études politiques, s'est notamment mobilisée en affichant un portrait de la jeune femme dans le hall de l'hôtel de ville. La municipalité renouvelle "son entier soutien" à Clotilde Reiss, à sa famille et à ses proches.
Clotilde Reiss "très heureuse" et "en forme", selon son père |
"Je l'ai trouvée en bonne forme, elle était très heureuse", a déclaré le père de la jeune femme Rémi Reiss qui a pu s'entretenir avec sa fille, quelques instants après sa remise en liberté. Il s'est également entretenu au téléphone avec le président Nicolas Sarkozy, a-t-il dit. "Nous sommes très heureux. J'ai eu Clotilde au téléphone. C'est un grand moment pour nous, après un mois et demi d'absence. On va maintenant pouvoir travailler à sa libération définitive", a-t-il déclaré.
Regardez son interview sur LCI :
|
(D'après agence)
Retour MYTF1
Clotilde Reiss repassera par la case tribunal
Chargement en cours...





