Clotilde Reiss : Téhéran persiste et signe

le 10 août 2009 à 10h41 , mis à jour le 10 août 2009 à 10h52

Le ministère iranien des Affaires étrangères réaffirme ce lundi que son pays n'acceptera pas d'"intervention" étrangère dans ses affaires intérieures.

Clotilde Reiss, sur le banc des accusés en Iran, le 8 août 2009Clotilde Reiss, sur le banc des accusés en Iran, le 8 août 2009 © REUTERS

Circulez, il n'y a rien à voir. Après un week-end de polémiques, voilà en quelque sorte la réponse de l'Iran à la mini-crise diplomatique liée au procès de la centaine de personnes accusées d'avoir participé aux manifestations qui ont suivi la présidentielle du 12 juin. Parmi elles, figurent Clotilde Reiss, l'universitaire française et Nazak Afshar, la Franco-iranienne employée par l'ambassade de France, et Hossein Rassa, un Iranien travaillant à l'ambassade britannique.
 
"Le procès montre que cette personne et les deux autres sont jugées conformément aux lois internationales (...) L'accusée a un avocat et le procès est parfaitement légal", affirme ainsi ce lundi le ministère iranien des Affaires étrangères. "Cette Française est venue enseigner le français à l'université technique  d'Ispahan (...) Elle a ensuite participé aux manifestations à Téhéran, elle a  pris des photos et filmé des images. Cela n'a rien à avoir avec l'enseignement  du français. Voulait-elle apprendre le français aux manifestants ? Elle a envoyé 1.000 mails et photos. Qu'est ce que cela signifie ?", interroge-t-il. "La réaction des pays occidentaux est illégale et surprenante. Nous résisterons fermement face à toute intervention. Leur prise de position n'a rien à voir avec leurs responsabilités légales et représente une sorte de capitulation", ajoute-t-il 
 
Le ministère réagissait aux critiques formulées dimanche soir par plusieurs pays.  Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, a notamment exigé la libération de Clotilde Reiss, "coupable de rien du tout". Il contredit également la version iranienne sur la présence d'un avocat. La présidence suédoise de l'Union européenne s'est élevée contre le procès de ces trois personnes et a demandé qu'elles soient "libérées rapidement". "Ce sont des procès-spectacle (...). C'est un signe de faiblesse qui démontre que le pouvoir en Iran a peur de son propre peuple, peur que les faits soient dits", souligne pour sa part la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

le 10 août 2009 à 10:41
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Phil, le 10/08/2009 à 17h01

    Si une jeune femme et ses photos constituent une menace aussi grave aux yeux de ce ministère, c'est que son gouvernement doit être très fragile. ça sent la haine et l'inintelligence.

  • Sithi, le 10/08/2009 à 12h31

    Et alors,on a pas le droit d'envoyer des mails et des photos en Iran??????????C'est inadmissible!!!!!!!!!

  • LOLAJYNE, le 10/08/2009 à 11h52

    Je trouve scandaleux de la part du ministère iranien de retenir et condamner Clotilde REISS, car ce n'est pas une terroriste, elle n'est coupable de rien, et devrait être libérée rapidement, j le souhaite pour elle et sa famille.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience