Les membres du groupe Jund et leur leader Abdel-Latif Moussa © ReutersLe mouvement islamiste Hamas a écrasé un groupe salafiste dans la nuit de vendredi à samedi à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'une opération de répression sanglante qui a fait 24 morts et plus de 130 blessés, selon un nouveau bilan des services d'urgence palestiniens.
Le chef du groupe radical Jund Ansar Allah, Abdelatif Moussa, et son adjoint, ont été tués par la police du Hamas au cours des affrontements. Cinq policiers du Hamas figurent parmi les morts et dix autres ont été blessés. Les affrontements ont pris fin samedi à l'aube. L'accès à tous les hôpitaux de la bande de Gaza a été interdit à la presse par le Hamas "pour des raisons de sécurité générale".
Selon des témoins, la police du Hamas a donné l'assaut à l'arme lourde à une mosquée de Rafah dans laquelle s'étaient retranchés depuis vendredi des membres d'un groupuscule salafiste, Jund Ansar Allah. Ce groupuscule radical accuse le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, d'être trop modéré. Rafah, qui se trouve sur la frontière avec l'Egypte, est un bastion local de la mouvance salafiste idéologiquement proche d'Al-Qaïda.
| Le Hamas accuse les services d'Abbas et les salafistes de collusion |
"Ce groupe a des liens avec d'autres organisations, il a d'étroites relations avec les anciens services de sécurité", a indiqué un porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou, faisant référence aux services de l'Autorité palestinienne. Les services de sécurité de l'Autorité palestinienne, que dirige le président Mahmoud Abbas, étaient stationnés dans la bande de Gaza avant d'en être évincés par le Hamas en juin 2007. "Il semble qu'ils coopèrent entre entre eux au mépris de la loi, afin de répandre l'instabilité et l'insécurité dans la bande de Gaza", a ajouté M. al-Nounou. "Ces organisations derrière ce groupuscule ont des objectifs multiples destinés à affaiblir le Hamas et miner le peuple palestinien", a-t-il insisté. |
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





