Les rues de Téhéran sont quadrillées par les forces de l'ordre, qui empêchent tout rassemblement. © REUTERSLe chef de l'opposition iranienne Mir Hossein Moussavi a dénoncé dimanche le procès organisé par la justice contre une centaine de manifestants et responsables réformateurs en affirmant que les "aveux rappellent des tortures moyenâgeuses".
"De quoi veulent-ils convaincre le peuple avec des aveux qui rappellent des tortures moyenâgeuses ?", s'est-il interrogé. "Ils disent que les enfants de la révolution ont avoué lors du procès de samedi leurs liens avec les ennemis et un plan pour renverser la République islamique. Tout ce que j'ai entendu, c'est un gémissement qui traduit ce qu'ils ont enduré pendant ces cinquante jours", a-t-il affirmé. Il a également critiqué "un procès où tout est truqué".
"De quoi veulent-ils convaincre le peuple avec des aveux qui rappellent des tortures moyenâgeuses ?", s'est-il interrogé. "Ils disent que les enfants de la révolution ont avoué lors du procès de samedi leurs liens avec les ennemis et un plan pour renverser la République islamique. Tout ce que j'ai entendu, c'est un gémissement qui traduit ce qu'ils ont enduré pendant ces cinquante jours", a-t-il affirmé. Il a également critiqué "un procès où tout est truqué".
Peine de mort
L'ancien président réformateur iranien Mohammad Khatami avait entamé l'offensive dimanche matin en dénonçant le procès, "mise en scène" contraire "à la Constitution". Mais ces accusations n'ont pas empêché les autorités de poursuivre le procès entamé samedi. Ainsi, dix autres personnes ont comparu à huis clos dimanche devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran pour avoir pris part aux "incidents qui ont suivi la présidentielle" du 12 juin, a rapporté un responsable de la justice ayant requis l'anonymat, cité par l'agence Isna. Le tribunal révolutionnaire de Téhéran doit juger des jeunes manifestants et des personnalités du camp réformateur, pour leur participation au mouvement de contestation de la victoire du président Mahmoud Ahmadinejad lors de l'élection présidentielle du 12 juin. Par ailleurs, signe que le pouvoir n'entend pas s'émouvoir par les différentes accusations dont il est la cible, il organise la contre-attaque : des députés ont décidé de porter plainte contre Moussavi pour ses
"actions extrémistes".
Poursuivies notamment pour troubles à l'ordre public et atteinte à la sécurité nationale, les accusés encourent jusqu'à cinq ans de prison, selon l'agence Fars. Si en outre ils sont reconnus coupable d'être des "mohareb" (ennemis de Dieu), ils risquent la peine de mort.
L'ancien président réformateur iranien Mohammad Khatami avait entamé l'offensive dimanche matin en dénonçant le procès, "mise en scène" contraire "à la Constitution". Mais ces accusations n'ont pas empêché les autorités de poursuivre le procès entamé samedi. Ainsi, dix autres personnes ont comparu à huis clos dimanche devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran pour avoir pris part aux "incidents qui ont suivi la présidentielle" du 12 juin, a rapporté un responsable de la justice ayant requis l'anonymat, cité par l'agence Isna. Le tribunal révolutionnaire de Téhéran doit juger des jeunes manifestants et des personnalités du camp réformateur, pour leur participation au mouvement de contestation de la victoire du président Mahmoud Ahmadinejad lors de l'élection présidentielle du 12 juin. Par ailleurs, signe que le pouvoir n'entend pas s'émouvoir par les différentes accusations dont il est la cible, il organise la contre-attaque : des députés ont décidé de porter plainte contre Moussavi pour ses
"actions extrémistes".
Poursuivies notamment pour troubles à l'ordre public et atteinte à la sécurité nationale, les accusés encourent jusqu'à cinq ans de prison, selon l'agence Fars. Si en outre ils sont reconnus coupable d'être des "mohareb" (ennemis de Dieu), ils risquent la peine de mort.
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